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Une proposition gagnante – gagnante – gagnante! / Pro Bono Students Canada: everyone wins
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Une proposition gagnante —
gagnante —
gagnante!

Au cours des sept dernières années, sous l’égide de Pro Bono Students Canada, quelque 6 000 étudiantes et étudiants en droit de 16 universités canadiennes ont offert bénévolement leurs services à un vaste éventail d’organisations sans but lucratif. Leur enthousiasme et leur dévouement font honneur à la profession juridique canadienne.

Par Pierre Allard

Marie-Hélène Leblanc-Bourque a servi de personne ressource aux pensionnaires d’une maison d’entraide pour toxicomanes, dans la région de Québec.

Rachelle Hébert, de Cocagne, au Nouveau-Brunswick, a oeuvré au sein d’une organisation de défense des droits des aînés.

À Ottawa, Reuben East a mis son expertise au service d’Égale Canada, un organisme voué à la promotion de l’égalité pour les gays et lesbiennes.

Joshua Doig a effectué des recherches et aidé à produire une brochure d’information pour la Société d’Alzheimer de la Saskatchewan.

À Edmonton, Michael O’Boyle a appuyé un centre de réadaptation pour toxicomanes dans ses efforts de financement.

Bourque

«On met en oeuvre tout ce qu’on a appris en théorie. On réalise à quel point nos connaissances peuvent réellement servir à des gens assis en face de nous.»
Marie-Hélène Leblanc-Bourque, Université Laval

À première vue, rien ne semble pouvoir lier ces individus et leurs causes disparates. Et pourtant, il existe un fil conducteur. Tous, toutes ont entrepris des études en droit, et tous, toutes ont offert bénévolement leur savoir à des groupes d’entraide communautaire sous les auspices du « Programme canadien pro bono », mieux connu sous son appellation anglaise, Pro Bono Students Canada.

Au cours de l’année scolaire 2002-2003, dans les facultés de droit de seize universités canadiennes, il y avait un millier de Marie-Hélène, Rachel, Reuben, Joshua et Michael. Un millier d’étudiants et d’étudiantes en droit, de l’Atlantique au Pacifique, ayant consacré trois, cinq, dix heures par semaine, sans rémunération, à un éventail varié d’organisations à but non lucratif, le fer de lance d’un mouvement de bénévolat et de solidarité qui viendra enrichir une profession déjà marquée par une riche tradition de travail pro bono.

Il y a sept ans à peine, en 1996, Pro Bono Students Canada (PBSC) naissait comme projet pilote à l’Université de Toronto. Sous l’impulsion du doyen de la faculté de droit, Ron Daniels, le programme visait « à stimuler l’intérêt et encourager les étudiants en droit à se porter volontaires, à offrir des services bénévoles à des communautés défavorisées », explique Heather Frederick, coordinatrice nationale de PBSC et ancienne bénévole avec Lake Ontario Keepers, un organisme environnemental d’enquête sur la pollution de l’eau.

Comme un feu de brousse

Comment expliquer que PBSC se soit en quelques années à peine propagé comme un feu de brousse à travers l’Ontario, puis d’un bout à l’autre du pays? « Depuis des centaines d’années, la profession juridique avait cultivé une éthique pro bono. C’est ce qui en fait une profession et non un commerce », déclare Pam Shime, directrice nationale de PBSC depuis l’an 2000.

« Mais la demande demeure plus grande que l’offre. Il existait très clairement un besoin dans la communauté, et dans les facultés de droit. Aussi les étudiants ont-ils saisi cette occasion de développer leurs habiletés et de faire du bénévolat. »

L’enthousiasme des facultés de droit fut tel qu’à l’Université Laval, on a fait du programme de PBSC un cours crédité de services juridiques. Marie-Hélène Leblanc-Bourque, étudiante en droit à Laval, avait entendu parler du Programme canadien pro bono par un professeur, et décida de se rendre à une séance d’information.

Intéressée dès le départ, elle a soumis sa candidature et a été sélectionnée comme stagiaire au Centre de désintoxication Le Rucher, une maison de réadaptation où vivent une cinquantaine de résidants. « Ils avaient accès à plusieurs services mais pas à l’information juridique », explique Mme Leblanc-Bourque, qui devait être diplômée à l’été 2003.

Environ les deux tiers de la clientèle du Rucher a eu des démêlés avec la justice et plusieurs ont des causes pendantes en cour. De nombreuses questions adressées par les résidants à Marie-Hélène touchent au droit familial (garde des enfants, divorce, créanciers).

« Ce que je trouve le plus important c’est qu’un stage donne l’opportunité de faire quelque chose de concret, c’est un avant-goût de la pratique. Un bac c’est très théorique — avec ce stage il y a des entrevues avec des clients, avec des gens qui en ont besoin. On met en œuvre tout ce qu'on a appris en théorie. On réalise à quel point nos connaissances peuvent réellement servir à des gens assis en face de nous. »

« Sur le plan humain, ajoute-t-elle, ce fut une révélation. Ça exigé énormément de moi. J’ai vécu des situations déstabilisantes, des gens qui étaient un peu agressifs, avec une certaine rancœur envers la société en général. Je pense que j’ai aidé beaucoup les gens, et que j’ai été utile. J’ai appris à communiquer, à gagner la confiance de gens qui ne la donnent pas facilement, qui ont vécu des choses assez horribles. »

« Autant avec le personnel qu’avec les résidants, il y a eu au départ un froid, une réticence, une méfiance, des préjugés envers le droit, mais j’ai essayé de démolir cette barrière, de parler d’autre chose que du droit, de créer des liens. Quand je suis partie, ils m’ont démontré qu’ils m’avaient appréciée comme personne. »

À Edmonton, pendant ce temps, Michael O’Boyle, étudiant à la faculté de droit de l’Université de l’Alberta (une véritable pépinière de bénévoles avec plus de 200 participants aux programmes volontaires sous le parapluie des Student Legal Services), vivait une expérience similaire comme stagiaire bénévole à Our House, un centre de réadaptation et maison de transition pour toxicomanes.

« La maison, dit-il, voulait s’éloigner d’un financement essentiellement fondé sur le jeu — casinos et bingos — pour mobiliser des fonds autrement, en incitant par exemple des gens à faire des dons au moyen de testaments, d’assurances, de rentes viagères ou de certificats de placement. »

Le bénévolat, un devoir

M. O’Boyle a été chargé d’utiliser ses connaissances en droit et en méthodes de recherche pour rédiger une brochure qu’Our House pourrait donner aux donateurs potentiels. Produite sous la direction d’un avocat d’Edmonton spécialisé dans le domaine des successions et fiducies, la brochure vient d’être imprimée, et les collectes de fonds débutent.

Non seulement l’organisme a-t-il apprécié le travail accompli par M. O’Boyle, mais ils l’ont invité à faire partie de leur conseil d’administration. Ce dernier en retire un intense sentiment de satisfaction et de réalisation. « C’est incroyablement important de faire ça, dit-il. Les avocats et la profession juridique ont le devoir de faire du bénévolat, d’agir au sein de la communauté. Et ce n’est pas seulement pour l’amélioration de l’image de la profession juridique. Ça devrait faire partie de leur boulot. »

Joshua Doig, originaire de Cobourg, en Ontario, mais étudiant à la faculté de droit de l’Université de la Saskatchewan, a été sollicité par l’organisation de PBSC, fort active sur le campus où elle recrute notamment au moyen de déjeuners-causeries.

Séduit par la perspective de mettre son savoir juridique en devenir au service de la communauté, il s’est enrôlé et s’est trouvé jumelé à la Société d’Alzheimer de la Saskatchewan, qui a confié à M. Doig et à Pamela Kovacs (une étudiante à qui il a servi de mentor) la préparation d’un fascicule sur les questions juridiques et financières auxquelles font face les personnes au cours des premières étapes de la maladie d’Alzheimer — les mandats d’inaptitude, les curatelles, les procurations, l’assurance, l’immobilier, les comptes bancaires.

Un livret semblable existait déjà au Manitoba, mais toutes les composantes ont dues être vérifiées pour s’assurer de leur conformité aux lois de la Saskatchewan. « J’ai appris beaucoup au sujet des lois de la Saskatchewan, dit Joshua Doig, au sujet des méthodes de recherches et, de façon générale, j’en ai retiré un sentiment d’utilité de la profession juridique. Nous étions satisfaits d’avoir pu produire un document qui met l’accent sur certaines des questions qui doivent être prises en considération. »

« Non seulement a-t-on la satisfaction d’aider des gens et des organisations qui sont toujours à court d’argent et de ressources, mais nous obtenons aussi une expérience pratique dans certains domaines du droit, et nous voyons comment fonctionne la profession juridique. Ils ont beaucoup apprécié l’aide reçue, et nous étions heureux de travailler avec eux comme bénévoles », conclut Joshua Doig.

Quelques milliers de kilomètres à l’est, Rachelle Hébert, étudiante à la faculté de droit de l’Université de Moncton, accomplissait, sous l’égide de PBSC, un stage auprès d’Aînés en marche, une organisation parapluie de programmes pour les personnes âgées — prévention des chutes, réadaptation, prévention, mieux-vivre, etc. — où elle a aidé à s’assurer que les contrats des intervenants embauchés par l’organisation soient en conformité avec les dispositions des lois et règlements provinciaux.

« J’ai fait des travaux de recherche, dit l’étudiante acadienne, et j’ai préparé un contrat-type qui va servir pour tous les membres du personnel d’Aînés en marche. L’organisation a apprécié les services rendus et a écrit une lettre à comité pro bono pour dire leur appréciation et leur souhait de travailler encore avec un étudiant l’an prochain. Ce fut pour moi une très belle expérience.

« Pour tous les étudiants, ce type de travail devrait être obligatoire. J’avais demandé de pouvoir faire de la recherche sur les contrats. Ça donne l’expérience de vraiment voir c’est quoi le travail, la vie pratique. À l’école tu étudies, mais ça te donne la chance de pratiquer avec un organisme. Je recommande ça à tous les étudiants. Ça nous force à nous débrouiller. »

Au cœur de l’actualité

Reuben East, étudiant à la faculté de common law de l’Université d’Ottawa et du programme de maîtrise à l’école Norman Patterson d’affaires internationales de l’Université Carleton, a eu pour sa part l’opportunité de travailler en stage avec Égale Canada, une organisation de défense du droit à l’égalité des personnes gaies, lesbiennes, bisexuelles et transgenres, où on l’a chargé de contribuer au développement d’une trousse éducative pour les milieux scolaires et communautaires. De plus, il a eu la chance de réaliser ce stage au moment où la question du mariage de personnes de même sexe devenait l’un des dossiers chauds au pays.

« Fondamentalement, dit M. East, le projet visait à rendre, dans un langage plus accessible, la question plutôt complexe de la situation juridique du mariage, ainsi que des enjeux parentaux et d’adoption, où il existe souvent des règles différentes d’une province à l’autre. En plus d’être d’intérêt public, ce sont des questions d’actualité ces jours-ci, des questions qui sont à la fois de portée constitutionnelle et d’importance profonde. »

À la suite de son expérience au service d’Égale Canada, Reuben East est convaincu « que (le bénévolat) devrait être une partie intégrante de l’éducation juridique. Des habiletés comme les compétences d’interaction et de communications ne s’obtiennent pas dans une salle de classe, mais un programme comme Pro Bono Students Canada peut les offrir.

Or, pour devenir un bon avocat, il est essentiel d’obtenir ce type de formation. Il existe par ailleurs une perception négative à l’endroit des avocats dans notre société et je crois que tous les avocats doivent faire face à cette perception en faisant davantage de travail pro bono. Nous ne sommes pas là seulement pour faire de l’argent mais aussi pour redonner à la communauté. »

Les témoignages de centaines d’étudiants et des organisations qui ont eu droit à leurs services bénévoles, compilés par la direction, se recoupent dans leurs éloges pour le programme devenu national. « Le travail que j’ai accompli avec Pro Bono Students Canada m’a démontré que l’étude du droit a une dimension humaine », écrit Pinar Özietis, de la faculté de droit de l’Université Western, qui a oeuvré auprès d’un centre de recherche sur la violence faite aux femmes et aux enfants.

« Souvent, à la faculté de droit, les étudiants sont inondés d’aspects techniques du droit, et perdent de vue le fait que des gens dans nos communautés ont un grand besoin d’assistance juridique. Ce programme permet aux étudiants de créer des liens durables et d’aider les membres de notre communauté. »

Le professeur Stephen G.A. Pitel, aussi de l’Université Western, à London, Ontario, abonde dans le même sens. « Les étudiants qui se portent volontaires sont initiés à l’idée du travail bénévole au tout début de leur carrière, écrit-il. Ça devient une composante de leur tâche globale, une partie intégrante de leurs études et, espérons-le, de leur pratique éventuelle. De plus, les étudiants se sensibilisent au réel besoin de faire ce genre de contribution dans notre société », en plus de leur permettre d’améliorer leurs compétences en recherche et en rédaction juridiques.

Le Centre correctionnel Headingley, au Manitoba, où logent plus de 500 détenus et prévenus, a bénéficié des services bénévoles des étudiants de la faculté de droit de l’Université du Manitoba. Le témoignage du directeur, S. Richard Flores, est à l’image de ceux que PBSC reçoit des quatre coins du pays.

« Les étudiants ont pu, en travaillant avec des contrevenants, mieux comprendre les rouages d’un centre correctionnel et du système de justice », explique-t-il. « Du même coup, ils ont aidé notre personnel à améliorer sa compréhension du droit que nous devons appliquer. Nous étions ainsi mieux équipés pour informer nos contrevenants de leurs droits potentiels dont ils n’auraient pas autrement eu connaissance. »

Enthousiasme et dévouement

Pour Pam Shime, la directrice nationale, les expériences vécues à Pro Bono Students Canada mettent en lumière des problèmes persistants d’accessibilité au sein de la justice canadienne — notamment pour des éléments de la classe moyenne inférieure, n’ayant pas accès à l’aide juridique mais n’ayant pas non plus les moyens de se payer un avocat, et aussi pour des organisations charitables et à but non lucratif qui représentent des communautés défavorisées avec peu de moyens financiers.

PBSC a aussi servi de catalyseur à une réserve d’énergie et de bonne volonté au sein des facultés de droit. « Je salue l’enthousiasme des étudiants qui se dévouent en dépit du fardeau des études et, parfois, d’emplois », dit-elle.

Avec le soutien de donateurs, et notamment de la Law Foundation of Ontario et de la Fondation Kahanoff, avec l’appui des barreaux provinciaux et national, avec la participation des facultés et professeurs qui assurent la supervision des étudiantes et étudiants bénévoles, PBSC a réussi à associer depuis sa fondation quelque 6 000 bénévoles à une vaste gamme d’institutions publiques et privées, à but non lucratif ou de bienfaisance. La communauté en a bénéficié, bien sûr, mais les stagiaires eux aussi, puisqu’ils ont ainsi obtenu une expérience pratique en droit et un vécu qui les marquera à vie.

Déjà, remarque Mme Shime, des anciens stagiaires de Pro Bono Students Canada arrivent à des interviews de cabinets juridiques et interrogent leurs patrons éventuels au sujet de leurs engagements pro bono. « Des candidats à l’emploi mettent le bénévolat sur la table au moment même de l’entrevue. Ils ne sont pas prêts à attendre de devenir associés pour faire du travail pro bono. Ils sautent dedans à pieds joints », dit-elle avec une légitime fierté.

À n’en pas douter, PBSC a fait un bon bout de chemin depuis le premier projet pilote à la cour familiale du 311 Jarvis, à Toronto, en 1996. L’organisation est devenue un élément permanent du paysage juridique canadien, et son succès a même suscité la création d’autres organisations de services bénévoles en Ontario et en Colombie-Britannique.

« C’est une situation gagnante-gagnante-gagnante », de conclure Pam Shime. « Les étudiants en droit et leurs facultés en sortent gagnants. La profession aussi. Et bien sûr, la communauté y gagne. »

Pierre Allard est est journaliste pigiste à Gatineau, Québec.

Photo: Louise Bilodeau

français

Pro Bono Students Canada: everyone wins
Over the last seven years, under the aegis of Pro Bono Students Canada (PBSC), up to 6,000 law students from 16 Canadian universities have volunteered their services to a wide spectrum of non-profit organizations across the country.

Marie-Hélène Leblanc-Bourque provided free legal counselling to drug addicts in rehab. Rachelle Hébert worked without pay in a seniors’ rights organization. Reuben East was a volunteer with Égale Canada, an equality rights organization for gays and lesbians. Joshua Doig helped write an information manual for Alzheimer’s patients. Michael O’Boyle helped a rehab centre target new funding partners.

All five of these people are law students. All five, and thousands more like them, were recruited by Pro Bono Students Canada (PBSC) to do volunteer work as part of their legal training.

To say that PBSC has been a success is to put it mildly. The Toronto-based organization, founded in 1996 by Ron Daniels, Dean of the Faculty of Law at the University of Toronto, has grown from a family court pilot project into a major grassroots movement at law schools across Canada.

This year, more than 1,000 students are expected to continue taking part in PBSC-sponsored projects whose impact is being felt in hundreds of areas, including children’s rights, First Nations issues, domestic violence, housing rights, community health and more.

"For centuries, the legal profession has provided pro bono services," says Pam Shime, PBSC’s National Director. "This noble tradition is what makes the law a profession, not a business. Still, there clearly remains an unmet demand out there, and law students have jumped at the chance to develop their skills through volunteer work. And law schools are excited at the prospect of further developing a pro bono ethic."

For Leblanc-Bourque, a Laval University student who graduated this summer, the experience of providing legal information at Le Rucher, a rehabilitation centre for drug addicts in Quebec City, was "a revelation." She met real people with real problems. Some were aggressive, and some didn’t like lawyers. "In school, learning is theoretical. Here, you’re face to face with people who need you. You realize that with your knowledge, you can really help."

O’Boyle, a student at the University of Alberta Faculty of Law, was assigned to a similar organization in Edmonton, an addiction recovery centre called Our House, where he helped produce a funding brochure for potential donors. "It is incredibly important for lawyers to do this," he says. "The legal profession has a duty to volunteer, to act for the community. This goes beyond improving our image; this should be part of our job."

University of Saskatchewan student Joshua Doig researched and wrote a pamphlet for the Alzheimer’s Society of Saskatchewan that included information on power of attorney, health-care directives, proxies, insurance, and more. "Not only do you find it rewarding to help people and organizations who are often strapped for time and cash," he says, "but you’re also focussed on specific areas of the law, gaining practical experience and seeing how the profession works."

His sentiments are echoed by Hébert, who studies law at the Université de Moncton and who provided contract advice — under a lawyer’s supervision, as always with PBSC — to an Acadian seniors’ organization, Aînés en marche. She believes that pro bono assignments should become mandatory for all law students. So does East, a 31-year-old common-law student at the University of Ottawa: "To become a good lawyer, it’s absolutely necessary to have that type of education. After all, we’re not in law just for the sake of making money. We also have to give back to the community."

In her Toronto offices, Pam Shime and her National Coordinator, Heather Frederick, are getting constant feedback on the performance of their students, almost always positive. "The work I have done with Pro Bono Students Canada has demonstrated that the study of law has a human dimension," wrote Pinar Özyetis, PBSC Student Coordinator at the University of Western Ontario.

"Often in law school, students are inundated with the technical, and lose sight of the fact that people in our communities are in great need of legal assistance. I believe there is great value in the program for the legal experience it offers students, for the opportunity to make lasting relationships, and for the simple fact that it enables students to help members of our community."

"The students who volunteer are introduced to the idea of pro bono legal work at an early stage in their careers," added Dr. Stephen Pitel, Assistant Professor of Law at Western Ontario. "It becomes part of their overall workload, integrated into their studies and hopefully, into their subsequent practice of law. In addition, the students develop an understanding of the very real need for lawyers to make this type of contribution in our society."

It appears that PBSC students carry on the pro bono tradition even after they leave law school. "Some go to law firm interviews and ask them about their pro bono commitments," says Shime. "Job candidates are placing pro bono on the table at the interview!

"We’re gratified by the effect of the program on law students," she says. "This is a win-win-win situation. Law students win. Law schools and the legal profession win. And the community wins."

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