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Mai 2008
Dossiers
Par Victoria E. Lehman Il y a un sol fertile pour la croissance du Forum des avocates, tant au Canada qu’ailleurs dans le monde.
Par Pamela J. Clarke Comment le Forum des avocates a changé la vie d’une femme.
Par Mary Cornish Le présent article met l’accent sur la question des marchés du travail et comprend une bibliographie sur le renforcement de la position juridique des femmes sur le marché du travail.
Compte-rendu des divisions
Par Judith Huddart Compte-rendu des différentes divisions provinciales.
Par Me Julie Latour and Me Ann M. Soden, Ad. E. Les dernières nouvelles du Forum des femmes juristes de la Division du Québec, créé en septembre 2007.
Actualités du Forum
Un hommage à Debra Van Ginkel, un modèle extraordinaire et une grande promotrice du Forum des avocates de l’ABC.
Un aperçu de la Conférence juridique canadienne et Expo 2008 de l’ABC à Québec.
Par Veronica L. Jackson Un mot sur l’expansion du Forum, le Prix Cecilia I. Johnstone et les événements à venir.
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Rédactrices : Pamela J. Clarke, Judith Huddart
Collaborateurs : Pamela J. Clarke, Mary Cornish, Judith Huddart, Veronica L. Jackson, Julie Latour, Victoria E. Lehman, Ann M. Soden
Production : Kathryn Robichaud |

Les points de vue exprimés dans ces articles appartiennent uniquement à leurs auteurs et auteures et, dans cette optique, ne représentent pas nécessairement l'opinion de l'Association du Barreau canadien. |
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Défier le plafonnement professionnel des femmes
Par Victoria E. Lehman Membre du Comité exécutif, Forum des avocates
Ma mère et ses trois sœurs exploitaient un commerce familial de vente en gros dans le secteur de la restauration et de l’approvisionnement institutionnel. Je savais qu’il y avait de bonnes chances que j’entre en droit, et sans le vouloir ma mère et mes tantes avaient pavé la voie pour moi par leur exemple. Je savais ce que c’était pour elles que de rivaliser dans un environnement majoritairement masculin : cela nécessitait de la persévérance et de l’assurance face à des affronts quotidiens à leur sexe et à leur sensibilité. Elles s’étaient formé l’idée (comme plusieurs hommes dans ce domaine) que les « professions libérales » représentaient le respect et la distinction — l’équivalent commercial d’un travail intérieur pas trop physique.
Au cours de mes études universitaires de premier cycle, je me suis impliquée dans des postes administratifs étudiants, et au cours d’une grève étudiante prolongée j’ai eu l’occasion de voir ceux qu’on m’a appris à respecter protéger leurs pieds d’argile d’une manière directe et brutale. J’étais à l’époque présidente des étudiants d’un campus qui en comptait environ 20 000, et cette expérience m’a amenée à croire que les attentes de ma mère et de ses sœurs étaient utopiques. Je suis néanmoins entrée en droit avec l’espoir d’y faire carrière. Toutefois, bien que les femmes étaient anonymes aux examens, je m’attendais à ce que le monde extérieur soit toujours le même vieux monde que j’avais connu en travaillant dans l’entreprise familiale.
Je faisais ma tournée à la recherche d’un endroit où faire mon stage. À la fin d’une entrevue pour un organisme financé par l’État, le principal intervieweur montra du doigt une casquette de baseball et dit que la personne qui se renseignerait sur cette casquette obtiendrait le poste, étant donné qu’il leur « manquait un voltigeur ». Évidemment, je connaissais très peu de femmes assez fanatiques de sport pour répondre à un tel signal. Aujourd’hui, à l’autre bout de ma carrière juridique, je vois que la page personnelle d’un de mes anciens camarades de classe sur le site Web de son cabinet d’avocats montre une photo de lui portant une cravate des Stooges et tenant un portrait du trio comique (Larry, Curly et Moe). Et tandis que ces hommes se perçoivent probablement eux-mêmes comme représentatifs de la population en général, ce genre de chose évoque pour moi immédiatement « l’embauche traditionnelle » (masculine et blanche) et la culture « alpha ». Honnêtement, je ne connais aucune femme qui vénère à ce point des morceaux de sport ou de culture populaire. Malheureusement, ces hommes ne représentent pas la vieille garde, mais plutôt mes contemporains, et ils n’ont aucune conscience du fait que leurs actions excluent les autres.
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Changer le monde? Rêvasseries d’une avocate au mitan de l’âge
Par Pamela J. Clarke Wickwire Holm, Halifax
Je pratique le droit depuis bientôt quatorze ans (sans compter mon année de stage et mon emploi d’été entre ma deuxième et ma troisième année d’études en droit). Je me demande souvent si les choses ont vraiment changé pour les femmes depuis ce temps, mais je dois avouer qu’avant d’avoir rejoint le Forum des avocates de l’ABC-Nouvelle-Écosse, je me posais de moins en moins ce genre de question et me souciait de plus en plus d’autres choses (l’hypothèque, les enfants, trouver le temps de voir mes amis, etc., etc.).
Il y avait un temps, au début de ma carrière, où mes collègues et moi passions des heures à discuter du rôle de la femme en pratique privée, des progrès qui ont (ou n’ont pas) eu lieu, du temps et des efforts qui ont été nécessaires pour apporter ces changements, et de questions comme « Où allons-nous? Pouvons-nous réellement nous y rendre? ». Mais depuis un certain temps, je n’ai plus tellement réfléchi à ces questions, et je n’ai certainement pas eu l’occasion d’en discuter. Jusqu’à ce que je me joigne au Forum des avocates.
Aujourd’hui, je me demande : « Est-ce que je contribue personnellement à changer les choses? » Il y a une époque où je supposais que ma seule présence en tant que femme dans la pratique privée devait contribuer à changer les choses : je facilitais le changement ne serait-ce qu’en étant là. Je me disais que le visage du droit était forcé de changer ne serait-ce que par la présence de tant de femmes dans la profession. C’était une époque d’idéalisme pour les jeunes avocates que nous étions mes amies et moi, une époque où il nous semblait que nous pouvions faire de grands progrès pour les femmes en droit, où nous croyions que nous pouvions « changer le monde ».
Je dois admettre que depuis, je suis devenue assez fatiguée et usée. J’ai cessé de croire que je pouvais changer quoi que ce soit. J’avais le sentiment qu’en tant que femmes, nous nous faisions passer dessus par cette machine qu’est la pratique privée. J’étais fatiguée de voir des avocates se frapper la tête contre le mur de brique de cette profession masculine, sans rien à gagner qu’un front ensanglanté. J’étais fatiguée de voir mes collègues « décrocher ». J’étais fatiguée d’avoir l’impression que ma féminitude était un obstacle à mon avancement, que mon aptitude à porter des enfants — et le fait de les porter — était une pierre d’achoppement qui contrariait la profession.
Je ne voulais plus me sentir défaite (pour ne pas dire découragée, démoralisée, dérangée, désenchantée, désillusionnée — tous ces « mots en dé- », comme dit une de mes collègues). Alors j’ai cessé de penser à ces questions. Je me suis concentrée sur mon travail et ma famille. J’ai décidé que la profession saurait se prendre en main toute seule, et que si elle n’y parvenait pas, je n’en serais pas responsable.
Heureusement, je me suis jointe à un groupe de femmes qui m’ont fait changer d’avis, qui m’ont amenée à repenser à ces questions et à garder espoir plutôt que de me résigner, à me sentir capable plutôt que défaite. Jusqu’à un certain point, ce changement de perspective découle du fait que depuis quelques années, j’ai le sentiment que nous, mes collègues féminines et moi, avons effectivement franchi de grands pas en pratique privée. Je travaille dans un cabinet dont certains associés sont des femmes, quelques-unes arrivées ici avant moi, des femmes fortes et brillantes avec des vies remplies tant au travail qu’à l’extérieur du travail. Aujourd’hui, elles m’inclinent à croire que je peux véritablement être ce que j’ai toujours voulu être : une femme qui a du succès dans sa pratique tout en ayant une vie en dehors du travail. Elles sont les modèles qui me manquaient. Ces femmes m’ont aidé à prendre conscience du fait que nous apportons effectivement des changements, en partie par notre seule présence, mais aussi en nous taillant nos propres succès, en redéfinissant pour nous-mêmes ce qu’est le succès.
D’autre part, mes amies, qui ont partagé mes hauts et mes bas, ont aussi cheminé dans leur pratique, que ce soit dans le secteur public ou dans le secteur privé. Les jeunes avocates avec lesquelles j’ai discuté avec tant de sérieux de la place des femmes en droit ont aussi fait leur place, et elles l’ont fait avec assurance et générosité envers leurs collègues et amis. Toutes ces choses sont un antidote contre l’abattement, mais je n’en avais pas pris conscience jusque-là. Quand le Forum des avocates s’est formé, j’étais donc prête. J’étais à nouveau pleine d’espoir. Je me sentais rajeunie et prête à participer au mouvement qui allait apporter des changements positifs.
Le Forum des avocates est exactement le véhicule dont j’avais besoin, au moment où j’en avais besoin. Je sais maintenant que je ne peux pas changer le monde, mais je sais aussi que je peux changer mon monde, et que je peux aider les autres à changer un peu le leur, ne serait-ce qu’en leur faisant savoir que certaines d’entre nous sont heureuses dans leur travail (ou que certaines d’entre nous sont heureuses d’avoir décidé de quitter la pratique privée), que certaines d’entre nous font ce qu’elles aiment et que leur travail est apprécié, que certaines d’entre nous sont heureuses d’avoir persisté, et que certaines d’entre nous sont heureuses des changements qu’elles ont provoqués. Je ne sais pas si quelqu’un sera touché d’apprendre que je suis (enfin) heureuse, mais je sais que moi j’en aurais été touchée il y a dix ou douze ans.
Le Forum des avocates est une affaire de conscience, une affaire de soutien et une affaire de changement. Je suis contente de faire partie de tout cela, à nouveau, après toutes ces années. Et vous?
Les aspects juridiques du renforcement de la position des femmes sur le marché du travail mondial
Par Mary Cornish Cavalluzzo Hayes Shilton McIntyre & Cornish Avocats
Le Learning Dialogue de la Banque mondiale — le 12 juin 2007
Le 12 juin 2007, la Banque mondiale a convoqué une assemblée intitulée Learning Dialogue (dialogue visant l’apprentissage), à Washington, D.C., portant sur les aspects juridiques du renforcement de la position des femmes sur le marché du travail mondial. Les participants au dialogue, soit des dirigeants de banques, des praticiens en matière de développement, des représentants de l’Organisation internationale du travail (OIT), de la United National Population Fund et de la Commission interaméricaine des droits de l’Homme, ont examiné la question dans le cadre de quatre marchés – le marché foncier, le marché du travail, le marché des produits et le marché des capitaux. Le dialogue donnait un aperçu des questions de renforcement juridique principales et des outils nécessaires afin de permettre à la Banque d’aider les pays membres à établir des cadres juridiques visant la promotion de l’équité entre les sexes au sein des marchés. Le présent article examine la question des marchés du travail et comprend, en annexe, une bibliographie sur le renforcement de la position juridique des femmes sur le marché du travail.
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Compte-rendu pancanadien des divisions
Par Judith Huddart Dranoff & Huddart
Depuis sa fondation en février 2005, le Forum des avocates de l’ABC s’est activé partout au pays pour encourager la création d’une division du Forum dans chaque province et territoire. Le développement des divisions du Forum a été jusqu’ici pas moins qu’extraordinaire, grâce aux efforts de nos collègues des différentes régions qui reconnaissent la nécessité de fournir plus de soutien et de mentorat aux femmes pratiquant le droit. Voici un résumé des activités récentes des divisions qui, nous espérons, saura vous inspirer et vous inciter à fonder votre propre division.
Colombie-Britannique
Le Forum de la Colombie-Britannique, aujourd’hui dans sa quatrième année d’existence, continue de donner un exemple impressionnant pour les divisions plus jeunes dans le reste du pays. Grâce à une subvention de la Law Foundation de la Colombie-Britannique, le programme de mentorat de cette division s’est étendu à l’ensemble de la province et est même offert aux femmes qui ne sont pas encore membres de l’ABC. Plus de 350 femmes juristes ont participé au programme depuis sa création. La quatrième journée annuelle de formation (« Education Day ») du Forum, qui a eu lieu en avril dernier, proposait des communications sur la promotion et la communication, et des conseils sur l’art de parler en public par un professeur d’art dramatique. Les activités du Forum fournissent d’excellentes occasions de se faire des contacts, spécialement lors des « potlucks » (repas-partages). En février, la division a tenu son second « Signature Event luncheon », avec une conférence de Maureen McTeer.
Alberta
Depuis que la division du Nord de l’Alberta a été constituée en une section provinciale en octobre 2006, le nombre de membres s’est constamment accru. Ce Forum a étudié toute une série de façons de reconnaître et d’améliorer la place des femmes dans la profession juridique en Alberta. L’activité inaugurale en janvier dernier a donné le coup d’envoi à un programme de mentorat pendant un copieux souper chez l’une des coprésidentes de la division. L’activité du mois d’avril proposait un midi-conférence. L’activité de fin d’année permettra assurément d’accroître encore le nombre des membres.
Manitoba
Les femmes juges témoignent d’un grand appui envers le Forum des avocates. Elles participent aux activités de la division et y prennent souvent la parole. Au Manitoba, des avocates d’expérience qui ont été nommées à la magistrature continuent de jouer un rôle important dans le soutien aux femmes dans la profession juridique. La juge Suche de la Cour du Banc de la Reine contribue pour sa part en agissant comme coprésidente du Forum. Les commentaires des membres ont fait valoir la nécessité d’élargir le mentorat. La division prépare la tenue de deux activités spéciales pour ses membres cette année.
Ontario
La Section d’analyse juridique féministe de l’Association du Barreau de l’Ontario, qui existe depuis plus de quatorze ans, est fière de représenter l’Ontario à titre de division du Forum des avocates. La « FLAC », comme l’appellent affectueusement ses membres (en référence au temps où elle n’était qu’un comité, le Feminist Legal Analysis Committee), offre de l’information sur les changements juridiques affectant les femmes, tient ses membres au fait d’une analyse juridique qui va au-delà de l’interprétation traditionnelle, et offre un forum pour les avocates, les universitaires et les étudiantes en droit où partager leur expérience et leur point de vue sur la pratique du droit. Bienvenue à l’Ontario!
Québec
Une nouvelle division vient tout juste d’y être créée. Consultez l’article spécial dans ce bulletin à propos de la Division du Québec, écrit par les coprésidentes Ann Soden et Julie Latour. Bienvenue au Québec!
Saskatchewan
La présidente nationale du Forum des avocates, Victoria Jackson, s’est rendue en Saskatchewan en mars dernier pour aider à y démarrer une nouvelle division du Forum. Bienvenue à la Saskatchewan!
Nouveau-Brunswick
Cette division a travaillé activement au recrutement de membres à travers la province. Elle s’est donné l’objectif ambitieux de tenir une activité chaque mois pour ses membres. L’année a débuté avec une activité de réseautage et de formation en janvier. En février s’est tenu notamment un « potluck » à Saint John chez une des membres. Une retraite est prévue pour le printemps, où l’on étudiera des options créatives, et une croisière est aussi envisagée pour plus tard dans l’année.
Nouvelle-Écosse
Une autre division très active. Lors d’une réunion récente, l’ex-juge en chef de la Nouvelle-Écosse Constance Glube, présidente d’honneur de la division, a partagé son expérience de la pratique, de la magistrature et du poste de juge en chef de la province. Le Forum a tenu toute une variété de rencontres pour ses membres, de même que des rencontres conjointes avec d’autres sections de la division provinciale de l’ABC, et prévoit organiser d’autres rencontres pour ses membres à travers la province. Le bulletin de l’ABC-Nouvelle-Écosse, Ad Hoc, a publié deux articles par des membres du Forum, et le Forum a contribué à la journée de développement professionnel annuelle de la division en janvier dernier avec une séance sur la promotion par les femmes et pour les femmes dirigée par Cristi Cooke, de Majority Marketing.
Terre-Neuve-et-Labrador
Cette division prépare actuellement sa réception inaugurale pour le printemps 2008 à St. John’s. La date exacte n’est pas encore déterminée. Toutes les femmes juristes seront invitées et encouragées à se joindre à la division, alors demeurez à l’écoute pour plus de détails.
Pour vous associer à une division du Forum des avocates dans votre région ou pour savoir comment créer une division dans votre province ou votre territoire, veuillez communiquer avec Holly Doerksen du bureau national de l’ABC.
Compte-rendu de la Division du Québec
Par Me Julie Latour et Me Ann M. Soden, Ad. E. Coprésidentes, Le Forum des femmes juristes de l'ABC-Division du Québec
Le Forum des femmes juristes de la Division du Québec a été créé en septembre 2007 dans l’esprit des objectifs de la résolution nationale fondatrice de 2005.
Fidèle à l’héritage du Rapport Wilson, l’une des premières actions du Forum a été de déposer, le 31 janvier 2008, un rapport auprès du gouvernement du Québec insistant sur l’opportunité et l’importance du projet d’amendements à la Charte des droits et libertés de la personne du Québec. Ces amendements réaffirment l’égalité des femmes et des hommes dans le sens du libellé de la charte fédérale et mettent ainsi en relief cette valeur fondamentale de la société québécoise.
L’activité inaugurale du Forum des femmes juristes, qui a eu lieu en mars 2008 dans le cadre de la Journée internationale de la femme, proposait une conférence de Louise Mailhot, Ad. E., la première femme à avoir été nommée à la Cour d’appel du Québec, aujourd’hui associée et conseillère stratégique chez Fasken Martineau à Montréal. Cet événement a donné le coup d’envoi à un programme de mentorat visant la création de « cellules » selon les diverses spécialisations de la profession juridique au Québec pour faciliter les rencontres et le partage de nos expériences de carrière et de vie.
Nous voulons remercier tout spécialement Kerry-Lynne Findlay pour son leadership national et pour avoir si généreusement guidé la création de la division québécoise du Forum.
Hommage à Debra Van Ginkel, c.r.
Debra Van Ginkel fut un modèle extraordinaire et une grande promotrice du Forum des avocates de l’ABC. Cet hommage aux multiples réalisations de sa trop courte vie est extrait d’une lettre adressée aux membres du Forum des avocates de la Colombie-Britannique. Debra est décédée le 26 janvier 2008 après une lutte de huit mois contre le cancer.
Debra a été une source d’inspiration pour tous ceux et celles qui l’ont connue. Elle incarnait la générosité, l’amour, l’« inclusivité » et la chaleur humaine. Elle se faisait facilement des amis et était dévouée dans ses amitiés. Elle était forte et franche lorsqu’elle agissait au nom de clients, d’amis ou de causes qui lui tenaient à cœur. En plus de mener avec succès une pratique chargée en droit de la famille, elle a consacré des centaines d’heures de bénévolat à faire de la profession juridique un meilleur environnement de travail. La compassion qu’elle témoignait envers ses clients, elle la témoignait aussi envers ses collègues lorsqu’ils avaient besoin de soutien.
Les réalisations professionnelles de Debra sont nombreuses. Elle a été présidente de la Section du droit de la famille de la Colombie-Britannique pendant deux ans, puis représentante de la Colombie-Britannique à la Section nationale du droit de la famille de l’ABC. Elle a été l’une des deux représentants d’un projet dirigé par l’International Institute of Child Rights and Development et financé par la Law Foundation visant à étudier la participation des enfants aux procédures judiciaires en Colombie-Britannique.
Elle a servi sur les conseils d’administration du Programme d’aide aux juristes et de la Société d’assistance mutuelle de l’ABC. Son bénévolat et son mentorat dans la profession ont été reconnus en 2005, lorsqu’elle a reçu le Lawyer-Helping-Lawyer Award. En 2006, elle a été nommée conseil de la Reine en reconnaissance de sa contribution au droit de la famille et à la profession.
Outre son travail sur des conseils d’administration et dans des campagnes de financement, Debra savait que l’un des meilleurs moyens de soutenir les avocates dans leurs vies surchargées était le mentorat. Son rêve de créer un programme de mentorat pour les avocates est devenu réalité en 2003 grâce au Forum des avocates de l’ABC. Le rêve de Debra a maintenant vu le jumelage de plus de 350 femmes juristes en Colombie-Britannique au cours des cinq dernières années.
Mais Debra a fait plus qu’élaborer simplement un programme de mentorat. Elle a conçu des événements stimulants comme « 10 Hot Tips From 10 Hot Mentors ». Elle a fait une demande de financement auprès de la Law Foundation pour étendre le programme à l’ensemble de la province et a travaillé pour faire de ce vœu une réalité. Elle a personnellement appelé des dizaines d’avocates chaque année pour les convaincre de devenir mentors. Son dévouement à ce programme était manifeste pour toutes celles qui ont travaillé avec elle au Mentoring Committee (Comité de mentors). Elle a été le moteur qui a permis à ce programme de décoller et qui lui a insufflé tant d’énergie.
À l’été 2006, elle est devenue vice-présidente du Forum des avocates de la Colombie-Britannique et a pris le rôle de présidente l’automne suivant. Tout en soutenant le programme de mentorat, elle a pris un rôle de leadership plus important au sein du Forum qui a porté sa vision du soutien aux femmes juristes dans tout ce qu’elles font.
En dehors du droit, Debra était trésorière pour Les Dames d'Escoffier, une organisation internationale de femmes œuvrant dans l’industrie de l’alimentation, du vin et de l’hospitalité qui collecte des fonds et offre des bourses pour favoriser l’avancement des femmes dans cette vocation. Ce travail alliait à merveille ses habiletés juridiques, culinaires et hospitalières.
Debra était une femme de beauté, de style et d’élégance; une hôtesse chaleureuse et bienveillante durant les innombrables événements qu’elle a organisés chez elle; une avocate compatissante, respectée et aimée par ses clients, toujours optimiste, énergique, stimulante et aimable. Elle était une amie sincère pour un grand nombre de personnes.
Debra nous a quittées trop tôt et trop subitement, mais les cadeaux qu’elle nous a laissés sont nombreux et durables. Elle a légué un héritage qui a amélioré et enrichi la vie d’innombrables clients, avocats et amis. Sa vision et son énergie continueront à vivre dans le travail du Forum des avocates et des autres organisations qu’elle a su inspirer.
La Conférence juridique canadienne et Expo 2008 de l'ABC
Québec (Québec) Du 17 au 19 août 2008 Centre des congrès de Québec Inscrivez-vous dès maintenant!
En 2008, la ville de Québec remuera ciel et terre pour célébrer son 400e anniversaire et la Conférence juridique canadienne 2008 de l’ABC se déroulera au cœur des festivités.
L’une des grandes voix de la littérature contemporaine et une femme universelle exceptionnelle, la docteure Maya Angelou prononcera l’allocution principale durant la plénière d’ouverture.
L’ancien premier ministre, Jean Chrétien, et le Chef national, Phil Fontaine, offriront une discussion inspirante en leur qualité de conférenciers du petit déjeuner avant chaque séance matinale. Pour sa part, la rédactrice/chroniqueuse, Chantal Hébert, partagera son point de vue intéressant sur les grandes questions qui touchent le pays lors du déjeuner de clôture.
Pianiste talentueux, chanteur, acteur et interprète … l’artiste canadien-français, Gregory Charles, vous divertira avec un spectacle exclusif et en direct.
À la fin de votre journée de travail, vous aurez le loisir de participer à certaines activités du 400e anniversaire de Québec, notamment à la visite d’expositions, aux différents spectacles et aux défilés illuminant la ville, ses lieux historiques et le Saint-Laurent.
Les femmes prennent leur place au sein de la Chambre des communes, du palais de justice et des entreprises Séance de formation juridique permanente Le mardi 19 août De 9 h 30 à 10 h 30 Animatrice : Sandra L. Schulz, c.r. Conférencières : Valérie Beaudin, Madame la juge Lois R. Hoegg, et l’hon. Anne McLellan, C.P.
Réception du Forum des avocates
Le lundi 18 août De 16 h 30 à 18 h Conférencière d’honneur : Pamela J. Roberts, présidente, American Bar Association Commission on Women
Réunion du Forum des avocates (ouverte à toutes les membres) Le lundi 18 août De 12 h à 13 h 30
Comme une traînée de poudre - Mot de la présidente
Par Veronica L. Jackson Présidente, Forum des avocates de l’ABC
Se répandre comme une traînée de poudre : voilà ce que connaît actuellement le Forum des avocates de l’Association du Barreau canadien. Ce qui n’avait débuté que comme une initiative de la Colombie-Britannique s’est répandu en quelques années seulement à la grandeur du pays avec une représentation importante dans plusieurs régions.
Au cours de la dernière année, trois provinces, le Québec, l’Ontario et la Saskatchewan, ont fondé une division du Forum des avocates. Cette croissance fulgurante prouve que les femmes juristes, qu’elles soient avocates, juges, étudiantes ou chercheuses, désiraient ce genre de point de rencontre, et l’ABC est fière d’avoir fourni les moyens de le créer.
Alors bienvenue à La Salle commune, le bulletin du Forum des avocates de l’ABC et un endroit où les membres du Forum peuvent se rassembler électroniquement et découvrir ce qui se passe à travers le pays. Il y a une quantité d’événements, d’activités et de séances en cours dans les différentes divisions, avec plus à venir encore lors de la Conférence juridique canadienne (CJC) à Québec.
Cette année, à Québec, le Forum décernera le premier Prix Cecilia I. Johnstone à une personne ayant atteint l’excellence professionnelle et influencé d’autres femmes dans la poursuite de leurs carrières juridiques, appuyé d’autres femmes dans leur avancement professionnel ou ouvert des portes aux avocates dans un vaste éventail de milieux de travail qui, historiquement, leur étaient inaccessibles. Le prix, baptisé en l’honneur d’une grande avocate, juge, présidente de l’ABC et femme, sera décerné lors de la Réception du Forum, le lundi 18 avril. Le Forum est ravi que la présidente de la Women’s Commission de l’American Bar Association ait accepté notre invitation de participer à la Réception à titre de conférencière d’honneur.
Le Forum proposera également cet été une séance de FJP intitulée « Les femmes prennent leur place au sein de la Chambre des communes, du palais de justice et des entreprises », dans le cadre des activités de la CJC. L’ancienne vice-première ministre Anne McLellan, Valérie Beaudin, première conseillère juridique chez Bell Canada, et une membre importante de la magistrature parleront de l’influence des femmes dans leurs sphères respectives lors d’une conférence à ne pas rater. Cette séance promet d’être un vrai coup de cœur.
Donc bienvenue : à La Salle commune, aux nombreux événements organisés dans votre région par le Forum des avocates, et à la CJC à Québec en août. Que l’on se rassemble ici, là-bas, partout.
À bientôt!
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