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Le 5 novembre 2010, la Conférence d’aide aux juristes a donné un exposé devant des étudiants en droit de l’Université McGill
La Conférence d’aide aux juristes avec le concours du Centre de développement professionnel de l’Université McGill et de la Faculté de droit de l’Université de Montréal, a donné une présentation devant des étudiants en droit sur le thème suivant : L’information qu’il faut connaître pour être avocat, mais que personne n’ose demander.
Au-delà des avantages sociaux : l’établissement d’une culture de santé et de bien-être dans les organisations canadiennes
Karla Thorpe, codirectrice de la recherche sur le leadership et les ressources humaines du Conference Board of Canada, a donné une présentation intitulée « Au-delà des avantages sociaux : l’établissement d’une culture de santé et de bien-être dans les organisations canadiennes » lors de la Conférence d’aide aux juristes du 6 novembre 2010.
La prévention du suicide au moyen de programmes de formation d’intermédiaires
L’Organisation mondiale de la santé estime qu’il y a, en moyenne, un million de suicides chaque année (soit un suicide toutes les 40 secondes). L’année dernière, il y a eu près de 4 000 suicides au Canada, soit environ 11 suicides tous les jours, à notre connaissance...
Le 5 novembre 2010, la Conférence d’aide aux juristes a donné un exposé devant des étudiants en droit de l’Université McGill
La Conférence d’aide aux juristes (CAJ) avec le concours du Centre de développement professionnel de l’Université McGill et de la Faculté de droit de l’Université de Montréal, a donné une présentation devant des étudiants en droit sur le thème suivant : Everything you need to know about being a lawyer but were afraid to ask (« L’information qu’il faut connaître pour être avocat, mais que personne n’ose demander »). La CAJ a assemblé un panel d’experts, animé par Guy Quesnel, le directeur exécutif de la CAJ au Québec. Le panel était composé de George Hendy, président de la CAJ, de Bernard Amyot, ancien président de l’ABC, de Fred Headon, avocat principal d’Air Canada et de l’honorable Pierre Pinard, juge à la retraite.
Le panel a discuté des toutes premières impressions après la remise des diplômes et en début de carrière, a donné des conseils pour devenir associé, a expliqué ce que c’est d’être conseiller juridique d’entreprise et, enfin, a passé en revue les qualités nécessaires pour devenir juge. La CAJ a offert le repas et des rafraîchissements aux étudiants, ainsi que des prix de présence et des sacs-cadeaux. Quatre-vingt-un étudiants ont participé à la présentation et plusieurs d’entre eux y sont restés pour poser des questions aux panélistes à la toute fin.
Au-delà des avantages sociaux : l’établissement d’une culture de santé et de bien-être dans les organisations canadiennes
Karla Thorpe, codirectrice de la recherche sur le leadership et les ressources humaines du Conference Board of Canada, a donné une présentation intitulée Beyond Benefits : Creating a Culture of Health and Wellness in Canadian Organizations (« Au-delà des avantages sociaux : l’établissement d’une culture de santé et de bien-être dans les organisations canadiennes ») lors de la Conférence d’aide aux juristes du 6 novembre 2010. L’exposé était axé sur les raisons pour lesquelles il est important d’appuyer et de promouvoir les programmes de santé et de bien-être au sein des organismes. Mme Thorpe a mis un accent tout particulier sur les problèmes de santé que certains avocats doivent affronter et les façons dont les cabinets juridiques peuvent favoriser la santé et le bien-être des employés, en général.
Elle a tout d’abord discuté brièvement des maladies chroniques (c’est-à-dire, le cancer, les AVC, le diabète, les maladies du cœur et les problèmes de santé mentale) et de la gravité de ces maladies en raison de leur progression lente et de longue durée. Les maladies chroniques peuvent engendrer d’importantes répercussions sur l’effectif, dont une baisse de la productivité et de l’efficacité en milieu de travail, une augmentation du taux d’absentéisme et du coût des avantages sociaux, ainsi qu’une diminution de la production des biens et services de l’organisme en question. Les pertes liées à la productivité des employés dues aux maladies chroniques et aux problèmes de santé mentale sont presque 400 % plus élevées que le coût du traitement de ces maladies. De plus, quatre Canadiens sur cinq affichent au moins un facteur de risque de maladie chronique sur laquelle on peut agir (par exemple, l’obésité, une piètre condition physique, le fait de fumer et une pauvre alimentation).
Problèmes de santé communs au sein de la profession juridique
L’exercice du droit est l’une des professions les plus stressantes, engendrant ainsi pour les avocats de nombreux défis d’ordre physique, émotif et mental. La nature de la profession fait en sorte que plusieurs avocats travaillent pendant de longues heures dans le cadre de dossiers complexes et dans un environnement très stressant et ont aussi de la difficulté à maintenir un bon équilibre travail-vie personnelle. Il en découle souvent des troubles physiques, affectifs, mentaux et comportementaux. Selon la Yukon Law Foundation, les problèmes de santé les plus communs chez les avocats sont l’anxiété, le stress et l’épuisement professionnel : 19 % des avocats souffrent d’une dépression grave, soit un taux qui est 3,6 fois plus grand que chez ceux qui n’exercent pas cette profession. Afin de faire face à leur situation, certains avocats ont recours à l’alcool ou à la drogue ou ils adoptent d’autres comportements dépendants. La Yukon Law Foundation a déclaré que de 50 à 70 pour cent des cas d’inconduite au sein de la profession juridique sont liés à l’alcool.
Les avocats sont également sujets à des troubles physiologiques (par exemple, la fatigue, les migraines, une pression artérielle élevée, des battements de cœur rapides, des troubles du sommeil et de l’appétit) et peuvent être aux prises avec un facteur de stress unique qu’on dénomme « violence psychique ». Ce facteur de stress se manifeste parce que les avocats sont souvent assujettis aux événements traumatiques que vivent leurs clients (comme le divorce, la violence conjugale, les dossiers d’aide à l’enfance, les photos de la scène d’un crime et les descriptions de meurtres, de viols et de voies de fait). Les avocats doivent demeurer objectifs et garder leur professionnalisme dans le cadre de leurs dossiers et ils le font souvent en se détachant et gardant une distance émotionnelle. Il peut ensuite être difficile pour ceux-ci de se montrer émotif sur le plan personnel (c’est-à-dire, auprès des membres de leurs familles), ce qui engendre énormément de stress et un déséquilibre sur le plan affectif. Chacun de ces problèmes de santé peut entraver la capacité de l’avocat de travailler à son plein potentiel. Il en résulte, conséquemment, d’énormes coûts pour l’individu et le cabinet.
Les avantages d’un bon programme de santé et de bien-être
Il n’est pas surprenant que les milieux de travail qui ont des programmes de santé et de bien-être efficaces jouissent d’une hausse de la productivité, de moins d’absentéisme et d’une amélioration du rendement de la part de leurs employés. Grâce à un tel programme, les coûts liés aux services de santé et aux indemnités pour accident du travail versées aux employés sont également réduits. Il y a aussi une diminution d’accidents et de blessures en milieu de travail, une réduction des coûts liés au roulement du personnel, une augmentation des taux de recrutement et de fidélisation, ainsi qu’une amélioration quant à la participation des employés.
Toutefois, de nombreuses organisations n’évaluent pas le rendement des investissements pour ce qui est des programmes d’avantages sociaux. Il n’est pas facile de quantifier un tel rendement puisque les liens entre les programmes font en sorte qu’il est difficile de séparer l’impact individuel de chacun des programmes. Les résultats sont évalués à des niveaux si élevés qu’il n’est pas possible de déterminer l’impact des programmes. De plus, les données proviennent de différents fournisseurs qui ne se servent pas nécessairement des mêmes périodes de référence, méthodologies, critères et méthodes de calcul. Le Conference Board of Canada effectue de la recherche afin d’aider les employeurs à calculer le rendement des investissements relatif aux programmes de santé et de bien-être.
Programmes de santé et de bien-être à l’intention des avocats
Un bon nombre de cabinets juridiques au Canada reconnaissent déjà que la santé et le bien-être jouent un rôle important dans l’amélioration du rendement au travail, de la fidélisation et du moral. Ces cabinets ont élaboré des façons créatives d’offrir à leurs employés des avantages sociaux liés à la santé et au bien-être de ces derniers, notamment :
• En offrant des pauses-repas flexibles pour que les employés puissent s’entraîner ou se déplacer pour une activité;
• En appuyant des activités réalisées à l’initiative des employés (par exemple, des parties de hockey à l’heure du déjeuner, du patin sur glace, des promenades en vélo, des randonnées pédestres hebdomadaires, etc.);
• En demandant aux employés qui le désirent d’animer des activités diverses à l’heure du déjeuner (par exemple, du yoga ou des étirements);
• En établissant un club de santé au bureau qui pourrait comprendre un abonnement à un centre d’entraînement, des livres de recettes santé et un système de points-récompenses pour les employés qui participent à des activités axées sur la santé et le bien-être;
• En offrant des repas santé à la cafétéria;
• En présentant des conférenciers qui discutent de thèmes liés à la santé et le bien-être à l’heure du déjeuner.
Conseils sur l’établissement de programmes de santé et de bien-être en milieu de travail
Les employeurs qui désirent lancer un nouveau programme de santé et de bien-être ou de peaufiner un programme déjà en place doivent garder les points suivants à l’esprit :
• Il est important de trouver un champion et d’obtenir l’appui des cadres;
• Il faut demeurer flexible dans son approche – les activités doivent être adaptées aux objectifs du cabinet et aux intérêts des employés;
• Il faut commencer lentement – établissez un plan et fixez des buts réalistes;
• Il est important de communiquer de façon efficace.
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Par Wallis Balog, LivingWorks Education
L’Organisation mondiale de la santé estime qu’il y a, en moyenne, un million de suicides chaque année (soit un suicide toutes les 40 secondes). L’année dernière, il y a eu près de 4 000 suicides au Canada, soit environ 11 suicides tous les jours, à notre connaissance. Cependant, en examinant uniquement les suicides, nous ne faisons qu’effleurer la surface. De fait, la plupart des tentatives de suicide ne sont pas rapportées. Pour toute personne qui se suicide, il y aurait jusqu’à 100 tentatives de suicide échouées. Selon les données, chaque semaine de 5 % à 7 % de la population est aux prises avec des pensées suicidaires.
Le suicide est un phénomène compliqué et de nombreux facteurs y sont liés : les problèmes de santé mentale, l’abus de l’alcool ou de la drogue, l’orientation sexuelle, subir de mauvais traitements ou un traumatisme, le deuil et d’autres types de pertes, la maladie, la perte de raison d’être et de sens à la vie, le stress, ainsi que les défis de toutes sortes. On a même trouvé un lien entre le suicide et le fait d’être gaucher et la quantité de pollen dans l’air. Il y a tant de facteurs associés au suicide qu’il est parfois difficile de déterminer pourquoi tel ou tel individu s’est enlevé la vie. Parfois, il n’y a qu’une seule cause, mais souvent c’est l’effet combiné de divers facteurs.
Les données sur le lien entre la profession et le suicide ne sont pas claires. Il n’existe aucun ensemble de données nationales à ce sujet. Selon l’American Association of Suicidology, au cours des dernières années, un plus grand nombre d’avocats se suicident. Certains facteurs de risque connus pour les avocats sont également à la hausse : soit, le chômage, l’anxiété, l’abus de l’alcool et la rupture du mariage. Les avocats font partie d’un groupe auto-désigné qui partage plusieurs caractéristiques, tels le perfectionnisme et l’esprit de compétitivité. Ces facteurs peuvent diminuer les chances que ces derniers admettent qu’ils ont besoin d’aide et essayent d’en obtenir, ce qui fait ainsi augmenter les chances de suicide chez ceux-ci. Une vision généralement pessimiste des choses, une autre caractéristique propre aux avocats, peut entraîner la dépression, la désillusion et un manque de confiance dans les autres, qui sont peut-être tous des facteurs de risque de suicide. Toutefois, les profils et la situation des personnes qui pensent se suicider varient de façon importante et même si la profession comptait parmi les facteurs de risque, ce facteur ne saurait expliquer pourquoi telle ou telle personne s’enlève la vie puisque les raisons qui sont à la source des pensées suicidaires chez un individu sont uniques en soi.
Bien qu’il soit difficile d’en préciser le nombre, environ 10 personnes sont directement touchées par tout suicide. La peine et la douleur ressenties par ces individus peuvent durer toute une vie, alors que ces derniers ne cessent de se demander pourquoi la personne en question s’est suicidée. Leur peine est incomparable et leur deuil est souvent entravé par le silence qu’entraîne le caractère honteux attribué au suicide.
À travers l’histoire, des sanctions imposées par le droit ou la religion ont été établies partout au monde afin d’empêcher le suicide, mais le suicide persiste et il est toujours mal vu et tabou pour plusieurs. Ainsi, il est facile de concevoir pourquoi les gens ont de la difficulté à parler ouvertement de leurs pensées et tendances suicidaires. Puisqu’on évite d’en parler, le suicide demeure mal compris et les gens n’ont que peu de confiance dans leurs capacités de l’empêcher.
Toutefois, il est possible de prévenir le suicide. De fait, les individus qui songent au suicide sont souvent ambivalents : ils ne veulent pas vraiment mourir, mais plutôt mettre fin à leur douleur quotidienne. La plupart de ceux-ci sont ouverts à des solutions autres que le suicide lorsque celles-ci sont offertes dans un contexte d’aide. Ce fait nous donne espoir.
Bien qu’autrefois, nous croyions que l’intervention en matière de suicide était du ressort exclusif des professionnels de la santé mentale, de nos jours, il est largement reconnu que, comme dans le cas de la réanimation cardio-respiratoire, il est possible pour chacun de jouer un rôle dans la prévention du suicide chez autrui. La formation d’intermédiaires (Gatekeeper Training) repose sur ce même principe. En offrant de la formation à un grand groupe de personnes qui seront en mesure de reconnaître les signes avant-coureurs et intervenir auprès de gens qui sont à risque ou les diriger vers d’autres intervenants, il est à espérer qu’un plus grand nombre de gens recevront de l’aide et choisiront de ne pas se suicider. Cet espoir est fondé sur un ensemble de résultats de recherche.
Le programme ASIST (Formation appliquée en techniques d’intervention face au suicide) est un programme de formation d’intermédiaires, de deux jours, offert par LivingWorks Education. Ce programme est le plus répandu et le seul à fournir un modèle complet de techniques d’intervention face au suicide. L’atelier s’inscrit dans le cadre de ce modèle de techniques d’intervention. Les participants à l’atelier ASIST se penchent sur l’impact des attitudes et des croyances sur la capacité d’aider les autres, apprennent à identifier les personnes à risque et à nouer un dialogue constructif avec eux sur le suicide et à se servir de l’ambivalence des gens afin d’amener ces derniers à ne pas se suicider. Les participants apprennent à identifier les facteurs de risque urgents et à les aborder de façon systématique par le biais d’un plan de sécurité. Des exercices de simulations en petits groupes permettent aux participants d’acquérir des habiletés et de la confiance en soi. Le partage d’expériences personnelles et professionnelles favorise également l’apprentissage. Aux fins de formation, les participants sont encouragés à discuter du suicide de façon franche, directe et ouverte. Des activités de réseautage aident à forger des liens entre les différentes ressources pour les personnes à risque.
Phil Rodgers a conclu, dans un document d’analyse (2010), que les participants au programme ASIST retirent une très grande quantité de renseignements sur le suicide et sur les techniques d’aide, démontrent des compétences quantifiables qui sont requises dans le cadre d’interventions face au suicide et ont plus d’espoir et de confiance que l’aide apportée portera des fruits.
Pour plus amples renseignements sur l’atelier ASIST et les programmes connexes de formation d’intervenants face au suicide offerts par LivingWorks ou pour obtenir un exemplaire du document de M. Rodgers, veuillez envoyer un courriel à wallis.balog@livingworks.net ou à info@livingworks.net.
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JANVIER 2011
Le Programme d’aide aux juristes (PAJ) de l'Association du Barreau Canadien
National Administrative Office/ Bureau administratif national
20, rue Toronto, bureau 300 Toronto (Ontario) M5C 2B8
Tél. : 416 304-4008 Télécop. : 416 364-6592
Ligne secours 24 heures : 1 800 667-LPAC (5722)
Les points de vue exprimés dans ces articles appartiennent uniquement à leurs auteurs et auteures et, dans cette optique, ne représentent pas nécessairement l'opinion de l'Association du Barreau canadien.
L'ASSOCIATION DU BARREAU CANADIEN :
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Bureau 500
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Tél. : 613 237-2925
Sans frais : 1 800 267-8860
Téléc. : 613 237-0185
Courriel : info@cba.org
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