Dans ce numéro...
- Démarrer et durer: Prendre ses affaires en mains
- Équilibre travail-vie personnelle: Joyeux juristes
- Ressources humaines : Recruttement de personnel
- C'est votre affaire : 5 conseils clés pour bien planifier son temps
- EnPratique de l'ABC : Quoi de neuf ?
Rédacteur
Jared Adams
Collaborateurs
Patricia Rogerson
Mélanie Raymond
Janice Mucalov
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Addendum est publié par le magazine National, le magazine officiel de l'Association du Barreau canadien. Les points de vue exprimés dans les articles d'Addendum appartiennent uniquement à leurs auteurs et auteures et, dans cette optique, ne représentent pas nécessairement l'opinion de l'Association du Barreau canadien, ni de ses Sections nationales.
© L'Association du Barreau canadien 2007. Tous droits réservés. |
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Prendre ses affaires en mains
Par Patricia Rogerson
Lancer son propre cabinet juridique est vraiment une décision capitale, c’est pourquoi il faut examiner à fond tous les aspects inhérents au démarrage d’une entreprise avant de prendre une décision finale. Voici cinq conseils que tout avocat/avocate à son compte devrait suivre.
Faites preuve de souplesse
La première qualité à développer, et sans doute la plus importante, et à appliquer en tout temps est sans conteste la souplesse. Quels que soient les contrats et ententes que vous concluez, qu’il s’agisse de la location de bureaux ou de contrats de société, faites toujours preuve de souplesse pour être en mesure de composer avec les changements qui ne manqueront pas de surgir aussi bien dans le monde environnant que dans votre vie. Cette flexibilité vous permettra d’améliorer votre situation ou tout simplement de vous adapter à ces nouvelles circonstances.
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Choisir de travailler à domicile plutôt que de louer un espace de bureau. |
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Efforcez-vous de minimiser vos frais généraux
Vous découvrirez qu’il n’est pas si difficile qu’on le prétend de trouver la clientèle nécessaire à la prospérité de votre entreprise; en effet, de nombreuses personnes auront besoin de votre aide pour résoudre leurs problèmes juridiques. Mais combien d’entre elles ont vraiment les moyens de payer vos services? Pour pouvoir vous charger de dossiers intéressants sur le plan professionnel et non pas uniquement financier, il faut veiller à restreindre le plus possible les frais d’exploitation de votre cabinet. Ce qui veut dire que vous pouvez, par exemple, remettre votre correspondance en mains propres plutôt que de l’envoyer par la poste ou choisir de travailler à domicile plutôt que de louer un espace de bureau. Il est en outre recommandé d’opter pour un bon équipement technologique au lieu d’engager du personnel pour gérer votre cabinet au quotidien, c’est encore un excellent moyen de restreindre vos dépenses.
Favorisez votre prospérité
Tout ce vous accomplissez doit l’être dans le but de favoriser la prospérité de votre entreprise. Pour ce faire, vous devez avoir une bonne idée de l’orientation que vous entrevoyez pour votre pratique. Vous pouvez aussi attendre de voir ce qui se présentera pour ensuite procéder à une sélection en fonction des affaires traitées. Vous aurez à déterminer quels types de dossiers vous intéressent, et cette évaluation portera aussi bien sur les revenus générés, sur la clientèle potentielle que sur votre satisfaction personnelle. Les aspects négatifs ne doivent pas non plus être négligés : quel type de travail vous insupporte? Quels sont les dossiers qui ne rapportent rien ou encore ceux qui risquent d’entacher votre réputation professionnelle?
Vous devez impérativement vous interroger sur ce qui favorisera ou non la prospérité de votre cabinet.
Ne vous coupez pas du reste du monde
Avant de vous jeter à l’eau, dressez une liste des personnes ressources susceptibles de vous venir en aide sur des dossiers complexes. Créez ou intégrez un groupe de soutien composé de juristes dont la situation s’apparente à la vôtre. Convenez de les rencontrer à une cadence régulière et discutez franchement de la situation concrète de votre cabinet. En restant en contact avec des collègues, vous pourrez mettre vos problèmes en perspective, solliciter de l’aide en cas de besoin et garder le moral au beau fixe.
Parallèlement, au sein même de votre entreprise, tâchez de vous lier d’amitié avec un autre avocat ou avocate qui vous remplacera en cas d’absence. Cette personne se chargera ainsi de traiter avec vos clients et clientes par téléphone, par courrier ou par courriel et pourra aussi s’occuper des urgences qui risquent de survenir en votre absence.
« Si vous prenez pour acquis que votre cabinet est avant tout une entreprise, vos clients et clientes n’en seront que mieux servis. »
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C’est une entreprise avant tout
Ayant réussi à devenir un juriste compétent, vous savez que vous possédez les capacités intellectuelles requises. Il suffit maintenant d’appliquer ces talents à un autre domaine, soit l’exploitation de votre propre entreprise.
Si vous décidez de vous lancer à votre compte, il est essentiel que vous appliquiez des principes établis en matière de gestion à votre entreprise. Nombreux sont les avocats et avocates qui possèdent des connaissances étendues en droit, mais qui se retrouvent démunis dès qu’il s’agit de gestion financière. Vous ne devez jamais négliger l’aspect financier de votre pratique du droit.
Votre système de bureau relatif aux dossiers juridiques constitue également l’autre facteur déterminant pour assurer une gestion financière solide de votre entreprise. Tâchez de documenter à fond chaque mesure que vous prenez, tous les appels téléphoniques, les réunions et préparez des résumés de tous les renseignements pertinents à vos dossiers en cours, c’est la meilleure méthode pour éviter la désorganisation. Évitez de vous fier uniquement à votre mémoire.
Si vous prenez pour acquis que votre cabinet est avant tout une entreprise, vos clients et clientes n’en seront que mieux servis.
Adaptée de « Les 30 meilluers pratiques : stratégies de gestion de cabinet juridique. »
Par Mélanie Raymond
« Tu me fais subir un contre-interrogatoire », répliqua la conjointe de l’avocat Benjamin Sells. Quelques heures plus tôt, elle avait déposé son automobile chez le garagiste et Sells lui demandait de lui raconter dans les moindres détails ce qui s’était passé. C’est alors que le juriste de Chicago a compris que ce qui le rendait si efficace au travail risquait fort de détruire sa vie familiale.
Il n’est pas toujours facile pour un juriste de mener une existence heureuse. Aux longues heures de travail qui empiètent trop souvent sur la vie personnelle, s’ajoutent une pression constante afin d’obtenir des résultats et un certain décalage entre ce que le juriste souhaiterait réaliser (aider son client, faire une différence) et ce qu’il accompli dans les faits (perpétuer une vieille chicane, se battre pour une somme d’argent).
Pourtant, certains juristes parviennent à se rendre la vie un peu plus légère et ont bien voulu nous faire part de leurs « trucs » pour y arriver. Vous verrez que la solution passe souvent par le « recadrage », c’est à dire par la mise en perspective de la situation vécue. Ainsi, malgré les études accablantes, il reste que la majorité des juristes sont satisfaits de la vie qu’ils mènent. C’est toujours bon à savoir.
Cesser de penser en avocat
Steven Keeva, rédacteur adjoint du journal de l’ABA, suggère de concevoir son travail de juriste comme un rôle que l’on joue et se permettre à la fin de chaque journée d’en sortir. C’est ce qu’il appelle la rétrogradation ou « downshifting », en anglais.
Pour ce faire, il propose de consacrer dix minutes de votre journée à vous efforcer de vous débarrasser de vos réflexes de juristes. Au menu, visualisation et concentration sur les autres aspects de votre vie que vous chérissez. Pour les juristes qui sont parents de jeunes enfants, écouter un CD de leur musique préférée, dans la voiture, alors que l’on se dirige vers la garderie permet de lâcher du lest.
Choisir son modèle
Le seuil d’heures facturables à accomplir dans une année ne cesse de croître. Pourtant, il ne s’agit que d’un modèle de pratique du droit parmi tant d’autres. Si ce dernier vous rend la vie misérable, si votre rapport « coût-bénéfice » n’est plus positif, soyez conscient qu’il existe d’autres options en pratique privée, dans le secteur public, au sein d’un contentieux d’entreprise ou dans le domaine académique. C’est à vous de choisir le parcours qui vous convient le mieux en fonction de vos objectifs et priorités. Si vous effectuez ce choix correctement, les côtés négatifs seront alors plus faciles à tolérer.
Reformuler ses attentes
Alors qu’elle sondait les âmes des juristes dans le cadre d’une étude, le Professeur Wallace, sociologue a l’Université de Calgary, a constaté que nombre d’entres eux considéraient que leurs attentes n’étaient pas satisfaites par le travail qu’ils accomplissaient. Leur souhait de venir en aide à des clients se perdait au milieu des heures à accumuler et des efforts à accomplir pour bâtir leur clientèle.
Alors que la plupart des juristes doivent reformuler leurs attentes à de nombreuses reprises durant leur carrière, les jeunes semblent plus durement touchés par ce phénomène. Cependant, un récent sondage mené par Ipsos-Reid pour le compte de l’ABC démontre que lorsque les jeunes juristes parviennent à surmonter leur première « désillusion », ils deviennent de plus en plus heureux.
Maîtriser le côté sombre
Une nature pessimiste constitue souvent un avantage pour un juriste. Elle lui permet d’évaluer les risques et de penser aux imprévus. Cependant, c’est ce même côté sombre qui ne lui rend pas la vie personnelle toujours facile, estime Martin Seligman, professeur de psychologie à l’Université de Pennsylvanie. Pratiqué à l’accès, il entraîne une mauvaise estime de soi.
La solution? Prendre faits et cause pour l’optimiste et plaider de façon virulente contre toute attaque du côté sombre. Votre petite voix vous dit que vous ne deviendrez jamais un associé? Répliquez en exposant les raisons logiques qui font en sorte que ce n’est pas vrai.
Ne rien faire
« Prenez le temps de ne rien faire », suggère Steven Keeva. Et cela ne va pas dire, voyager ou d’adonner à une activité sportive. « Prenez le temps d’être, tout simplement. »
Pour certains, il s’agira de s’adonner à la prière, à la méditation ou à la contemplation. Pour d’autres, il suffira de s’arrêter quelques minutes afin d’apprécier le moment présent. Cela semble simple, mais ce ne l’est pas toujours. Lorsque ne rien faire semble difficile, le Dr. Jon Kabat-Zinn propose de se concentrer sur votre respiration, de laisser monter vos pensées et de les libérer par la suite. Il s’agit là d’un bon moyen d’arrêter le temps lorsque la pression se fait trop forte.
Être reconnaissant
Cela peut sembler simple, mais reconnaître ce que chaque client nous apporte nous rend un peu plus heureux chaque jour. « Prendre quelques minutes pour réfléchir à ce qui nous rend reconnaissant nous ramène au moment présent, explique Keeva. Cela nous permet de prendre conscience de notre relation avec notre travail, les gens qui nous entoure et ce qui fait que l’on est en vie. Ça peut sembler un peu vaporeux, mais je crois que c’est tout de même vrai. »
Et lorsque les choses ne tournent vraiment plus rond, plusieurs programmes conçus spécifiquement pour les professionnels du droit et leur famille peuvent vous venir en aide. Consultez le http://www.lpac.ca/French/Main/Laps.aspx pour consultez une liste des programmes offerts dans votre région.
Mélanie Raymond est la rédactrice principale du magazine National.
II est souvent très difficile, voire problématique, de trouver du personnel expérimenté et qualifié et ce, particulièrement au sein de la profession juridique. II faut donc déployer beaucoup d'efforts pour engager le candidat idéal pour le poste.
Déterminer vos besoins en personnel
En premier lieu, vous devez dresser la liste des fonctions exigées par le poste en question. Vous pouvez établir une description des tâches et en donner un exemplaire à chaque candidat interviewé.
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Lorsqu'une personne ne remplit pas sa demande au complet, cela vous donne une bonne idée de l'éventuelle incurie du candidat et de son inaptitude à mener à bien une tâche. |
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Voici quelques éléments à considerer :
- Cette personne devra-t-elle assumer plusieurs fonctions?
- Faut-il engager une seule personne apte à remplir une ou plusieurs fonctions?
- Quelle est l'étendue des compétences ou experiences nécessaires pour pouvoir remplir les fonctions avec efficacité?
- Quel est le salaire adéquat pour ce type de travail?
Pour vous faire une idée générale du salaire à proposer à votre candidat ou des offres que vous pourriez présenter pour attirer un assistant ou un parajuridique qualifié, vous pouvez demander à des praticiens à leur compte et à des petits cabinets aux alentours quelle est leur échelle de salaires.
Les avocats à leur compte et les petits cabinets constatent souvent qu'il leur faudra payer des salaires mensuels supérieurs pour différentes raisons : l'employé est censé accomplir plusieurs tâches et assumer différentes responsabilités; qui plus est, les grands cabinets ont les moyens d'offrir davantage de bénéfices marginaux. L’avocat seul ou le petit cabinet sera donc obligé de verser un salaire plus alléchant s'il veut attirer des employés aussi compétents qu'expérimentés.
Assurez-vous que le salaire affiché corresponde au niveau de compétence et d'expérience dont votre cabinet a besoin. Si votre expérience d'avocat est limitée, il vaut mieux engager un assistant juridique ou un adjoint particulièrement qualifié.
Son expérience vous sera extrêmement utile dans vos tâches quotidiennes, surtout pour ce qui est du dépôt de documents et des transactions avec les institutions judiciaires, l'expérience de vos employés dans ce domaine pourrait même vous éviter de commettre des fautes professionnelles. L’ avocat à son compte ou le petit cabinet juridique proposera souvent des places de stationnement ou des adhésions à des clubs de mise en forme pour attirer des employés possédant les qualifications qu'ils recherchent.
Publicité
Une excellente façon de passer le message que vous recherchez du personnel est de publier une annonce dans un quotidien. La taille de votre annonce (annonce encadrée c. annonce au mot) importe peu; cependant, veillez à fournir le maximum de détails au sujet de l'emploi et des qualifications recherchées. Si votre emploi du temps le permet, il serait bon d'inscrire votre numéro de téléphone pour que les candidats puissent vous poser des questions. Pour vous, ce serait un bon moyen de procéder à une présélection des candidats et de fixer des rendez-vous avec des candidats intéressants. Vous pouvez aussi en profiter pour éliminer d'emblée des candidats qui exigent des salaires supérieurs à ce que vous comptez offrir.
N'oubliez pas le recrutement de bouche à oreille. Prenez contact avec des collègues ou des universités de la région surtout si vous cherchez à combler des postes à temps partiel et des internats. Bon nombre de collèges et de facultés disposent d'un service de placement pour les étudiants expérimentés ou non. II arrive fréquemment que des assistants juridiques ou des parajuridiques retournent aux études ; votre annonce pourrait donc les intéresser et soit ils présenteront leur candidature, soit ils peuvent en informer leurs amis ou collègues.
Si vous disposez d'un budget réservé aux dépenses professionnelles, vous pouvez faire appel à une agence de recrutement qui vous aidera dans votre recherche. Les frais de service varient d'une agence à l'autre, alors il est préférable de faire le tour des agences avant de fixer votre choix. En général, il est inutile de recourir aux services d'une agence de recrutement pour combler des postes subalternes. Avant de vous adresser à une agence pour l'emploi, munissez-vous d'un barème des frais d'inscription assorti des garanties écrites concernant le poste pour lequel vous cherchez des candidats. Avec une agence de ce type, cela vous donne la possibilité de faire passer des entrevues à des candidats qui n'auraient pas dans d'autres circonstances songé à présenter leur candidature à votre cabinet.
N'oubliez pas de vous renseigner sur la réputation des diverses agences avec le barème des frais d'inscription approprié.
Passer le C.V. au crible
Que vous receviez une demande écrite ou un curriculum vitae, vérifiez toujours la netteté, la concision et l'état complet dudit document. Un c.v assorti d'une demande écrite à la main peut vous donner une indication de l'importance que le candidat accorde aux détails. Lorsqu'une personne ne remplit pas sa demande au complet (par ex. le candidat laisse des blancs aux endroits où des renseignements sont demandés ou ne fournit que le minimum d'informations), cela vous donne une bonne idée de l'éventuelle incurie du candidat et de son inaptitude à mener à bien une tâche.
II faut toujours vérifier l'exactitude des dates d'emplois mentionnées. Certaines personnes occultent volontairement des renseignements de cet ordre surtout dans les cas où elles ont été congédiées pour inconduite ou vol. Vérifiez avec soin les vides entre deux emplois et demandez directement au candidat quel emploi il a occupé pendant cette période. Certains candidats peuvent avoir d'excellentes raisons, tels qu'un congé de maternité ou la prise en charge d'un membre de leur famille malade ou souffrant.
L'entrevue elle-même
Avant de faire passer une entrevue, tâchez de vérifier les questions que vous pouvez ou ne pouvez pas poser. Pour ce faire, consultez la législation relative aux droits de la personne et mettez-vous à jour en ce qui a trait aux toutes dernières lois sur le travail.
Efforcez-vous de toujours accueillir le candidat avec amabilité et de mener l'entrevue comme prévu dans une ambiance cordiale. Tâchez de mettre le candidat à l'aise avant de lui poser des questions sur ses antécédents professionnels. Plus le candidat se sentira à l'aise avec vous, plus il en dira au sujet de ses emplois précédents.
Au cours de l'entrevue, demandez aux candidats le montant de leur salaire actuel et leurs attentes salariales s'ils acceptaient l'emploi au sein de votre cabinet. Ces questions et les réponses que l'on vous donnera peuvent vous aider à décider s'il convient de donner suite ou non à cette candidature.
Le test
Nous conseillons de faire passer votre propre test à tous les candidats aux postes d'employés de bureau. De nombreuses compagnies disposent de tests de ce genre et vous pouvez vous les procurer aisément. Même si ces tests vous donnent une bonne idée des capacités professionnelles de la personne, rien ne vaut la vérification des emplois précédents pour déterminer précisément les réelles compétences du candidat et vous assurer qu'il ou elle réussira dans son emploi. Sachez également que certains de ces tests sont considérés comme illégaux et discriminatoires.
« Avant de faire une offre au candidat finalement sélectionné, vérifiez que la personnalité et la souplesse de cette personne cadrent bien avec le reste du personnel et des tâches quotidiennes de votre cabinet. »
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Si vous décidez de faire passer un test, il vaudrait mieux vous procurer ces tests auprès de compagnies fiables et reconnues dans ce domaine.
Jadis, la capacité de dactylographier un certain nombre de mots à la minute équivalait presque sûrement à l'obtention de l'emploi et la plupart des employeurs se servaient de tests pour déterminer la vitesse de frappe du candidat. Ce type de test est à present désuet parce que la plupart des gens sont désormais plus rapides sur des claviers d'ordinateurs. Les assistants habitués à travailler avec des logiciels devraient être plus productifs. Vérifiez bien que le candidat est capable de travailler sur ordinateur, car vous n'aurez sans doute pas le temps de lui apprendre à s'en servir.
La meilleure façon de vérifier la rapidité et la productivité d'une personne est de le demander à ses précédents employeurs.
Vérification des références
II est impératif de vérifier les références fournies par le candidat. Cela vaut la peine que vous consacriez du temps à vous renseigner auprès de ses anciens employeurs.
II est également conseillé de faire signer au candidat un formulaire d'autorisation qui vous permettra de communiquer avec toutes les personnes inscrites comme références sur la demande d'emploi. Nous recommandons d'appeler toutes les personnes référées et de leur poser le type de questions suivantes :
1. Le rendement de cette personne au travail était-il satisfaisant?
2. Pouvez-vous me dire s'il ou elle était rapide et fiable sur le plan de la présence?
3. Quels sont, selon vous, ses points forts et ce qu'il devrait améliorer?
4. Cette personne est-elle en mesure de respecter le caractère confidentiel de son travail?
5. Peut-on la réembaucher sans problème?
Vous constaterez que certaines employeurs sont tout à fait disposés à vous aider si vous permettez de conserver ces renseignements confidentiels et si vous êtes sérieux dans votre désir de combler un poste. Vous pouvez cependant tomber sur des employeurs qui ne vous fourniront que les dates d'emploi et le genre d'emploi ». Si vous êtes confronté à des employeurs réticents à vous livrer des renseignements sur la qualité même du travail et de l'ex-employé, demandez au candidat de vous donner le nom de leurs supérieurs hiérarchiques (autres que le Service du personnel) qui pourront vous informer plus amplement au sujet de la personnalité et de la productivité de l'employé en question.
Offre d'emploi et salaire
Avant de faire une offre au candidat finalement sélectionné, vérifiez que la personnalité et la souplesse de cette personne cadrent bien avec le reste du personnel et des tâches quotidiennes de votre cabinet. Étant donné le nombre réduit de l'effectif, la contribution de chaque membre du personnel est essentielle à la bonne marche de l'entreprise. D'après vous, cette personne serait-elle susceptible de bien s'entendre avec les autres employés? Son emploi du temps sera-t-il suffisamment flexible pour parer aux urgences ou aux demandes particulières qui risquent de surgir?
À l'issue du processus d'entrevue et de la vérification des références, vous vous serez probablement fait un portrait assez exact de votre candidat. Avant de rédiger votre lettre de refus aux autres candidats, communiquez d'abord avec le candidat choisi pour lui offrir le poste. Advenant qu'il décline votre offre (pour quelque raison que ce soit), soyez prêt à lui faire une contre-offre (si votre budget le permet) tout particulièrement s'il a reçu plusieurs offres d'emploi. Si votre candidat réitère son refus, vous avez toujours la possibilité de vous rabattre sur les autres candidats sans les informer qu'ils n'étaient pas votre premier choix. Si vous le jugez nécessaire, vous pouvez leur demander de passer une seconde entrevue.
Autres possibilités
Si votre budget le permet, vous pouvez faire appel à une agence spécialisée dans les emplois temporaires pour combler un poste immédiatement. Bon nombre d'agences de ce genre vous autoriseront à embaucher un employé après une période de six à huit semaines sur les registres des traitements et salaires de l'agence. L’avantage de cette méthode est qu'elle vous permet d'évaluer le rendement et la productivité de cette personne et de voir si elle s'accorde avec le reste du personnel et des opérations routinières du cabinet, sans avoir à passer par le processus d'entrevue ou vous préoccuper de questions personnelles. Et si le rendement de cette personne ne correspond pas à vos attentes, il vous suffit de communiquer avec l'agence, qui règlera elle-même les problèmes et prendra les mesures disciplinaires qui s'imposent. Vous n'êtes pas obligé d'octroyer des avantages sociaux tant que l'employé n'est pas inscrit sur les registres des traitements et salaires. Il est fortement recommandé de vous renseigner auprès de diverses agences de services temporarires pour connaître les meilleurs tarifs horaires.
Si vous avez la patience et les qualifications pour dispenser une formation à quelqu'un, vous pouvez opter pour un employé doté d'une expérience en tant qu'adjoint administratif ou en secrétariat de direction. Nombreuses sont les personnes désireuses d'entrer dans le milieu juridique, mais la plupart des postes de ce genre nécessitent une formation en droit. Si vous exercez plutôt dans le domaine du droit immobilier, vous pouvez même vous tourner vers une personne ayant travaillé dans ce domaine, ou encore une personne ayant une expérience de travail dans le secteur bancaire ou dans les prêts et les hypothèques (surtout dans un service specialisé dans les transactions de prêts hypothécaires) ou encore une personne ayant déjà travaillé dans une agence immobilière.
Adaptée de « Une carrière en solo : Un guide de l'ABC destiné aux juristes qui exercent le droit à leur compte au Canada. »
Lorsque le temps manque : cinq conseils clés pour bien planifier son temps
Par Janice Mucalov
Comme tout bon juriste, vous avez débuté l’année 2007 en vous promettant d’augmenter votre facturation, de travailler moins et de partir du bureau en ayant le sentiment d’avoir fait une bonne journée. Pourtant, l'année n'est pas terminée et vous êtes déjà à bout de souffle. Voici quelques conseils pour vous aider à mettre en œuvre votre bonne résolution.
- Faites des listes hebdomadaires et quotidiennes des « choses à faire » : Pensez à l’avance à ce que vous devez réaliser au cours des mois à venir. Les listes de choses à faire sont importantes si vous voulez accomplir des tâches de façon opportune. Tous les lundis, déterminez des tâches à réaliser au cours de la semaine, et préparez une liste hebdomadaire du travail à accomplir. Au début de chaque journée, consacrez 15 minutes à rédiger une liste de choses à faire pour la journée.
- Priorisez et planifiez les tâches : Réservez et planifiez du temps dans votre agenda pour accomplir les tâches. Séparez les tâches urgentes des tâches moins urgentes. Si le projet est important, répartissez le en sous tâches que vous pouvez réaliser en périodes de 60 ou de 90 minutes. Fixez des échéances fictives pour faire avancer une tâche.
- Mettez de côté une réserve de temps : Prévoyez les situations imprévues, et accordez-vous du temps pour les vraies urgences et les questions de dernière minute qui surviennent inévitablement. « Réduisez vos promesses et dépassez vos projections », suggère Irene Leonard, entraîneure en perfectionnement professionnel qui a exercé le droit pendant 18 ans. Si vous croyez que vous pouvez préparer le contrat pour mardi midi, dites à votre client qu’il sera prêt mercredi à 15h. Puis, si vous le remettez le mardi, votre client sera tout particulièrement satisfait.
- Répartissez le travail en fonction de vos périodes de haute et de basse énergie : Concentrez-vous sur les tâches les plus importantes ou les plus complexes (préparer un interrogatoire préalable, faire l’ébauche d’un nouvel accord) au cours de vos périodes d’énergie de pointe. Lorsque vous manquez d’énergie, faites des choses moins importantes ou moins exigeantes (réviser les documents sur la formation juridique permanente, signer la correspondance, retourner des appels téléphoniques).
- Consignez votre temps : Prévoyez du temps pour consigner votre temps! En maintenant de bons dossiers de facturation, vous augmenterez votre facturation et aurez une pratique du droit plus productive.
Extrait du texte « Gestion du temps pour les avocats » de Janice Mucalov que l’on retrouve sur le site d’EnPratique de l’ABC au www.cba.org.
EnPratique de l'ABC : Honoraires juridiques : la facture parfaite!
Si les clients paient leurs factures sans se plaindre, les avocats supposent que leur méthode de facturation fonctionne bien. Cependant, des doutes devraient apparaître quand le paiement n’est pas reçu après quelques semaines. Le non-paiement d’une facture révèle l’existence de l’un ou l’autre de quatre types de problèmes. Suite >
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Pour des renseignements sur tous ces sujets et sur bien d’autres, consultez le http://www.cba.org/enpratique.
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