Bulletin de la Conférence des juristes de la pratique générale, exerçant seuls ou en petits cabinets
décembre 2003
Table des matières
- Message du président
par Norm Sims, c.r. Le président de la conférence, Norm Sims, a fait le point sur les faits nouveaux événements survenus depuis la Conférence juridique canadienne tenue en août. Article in English
- Dix conseils pour les amener à votre porte :
Attirer les clients et clientes à votre petite entreprise par Bobbi Lynn Jones Trouver de nouveaux clients pour le cabinet est une chose que tous les avocats et avocates devraient faire, que les cabinets soient grands ou petits. Bobbi Lynn Jones fournit dix conseils pour aider à trouver des clients. Article in English
- Mettre en garde contre les dangers de représenter des membres de la famille ou des amis
par Dan Pinnington Représenter des membres de la famille et des amis est rarement une bonne idée et crée souvent plus de problèmes que cela n’en règle. Article in English
- Un Outlook amélioré
par Dan Pinnington Dix trucs pour utiliser Microsoft Outlook de façon plus efficace. Article in English
- Questions auxquelles les jeunes avocats qui exercent dans de petits cabinets doivent faire face
par Joe McCallum Joe McCallum fait part de certaines observations concernant les défis auxquels doivent faire face les jeunes avocats et avocates. Article in English
- Rapport FJP : Au service du Barreau - montrer la voie
Résumé de Lucille Birkett, c.r. Dans le cadre de la Conférence juridique canadienne qui s’est tenue à Montréal en août dernier, la Conférence des juristes de la pratique générale, exerçant seuls ou en petits cabinets et la Section nationale de la gestion de la pratique du droit et technologie ont coparrainé « Au service du Barreau : montrer la voie », un programme de Formation juridique permanente mettant l’accent sur différents types de leaders et de compétences de leadership. Article in English
- Rapport FJP : Clients, clientes et affaires populaires et impopulaires
Résumé de Norm Sims, c.r. Représenter des clients et clientes impopulaires peut constituer un défi de taille pour n’importe quel avocat ou avocate et lors de la Conférence juridique canadienne de 2003 qui a eu lieu à Montréal, quatre membres du groupe ont fait part de leurs expériences concernant la représentation de certain des personnages les plus connus et, dans certains cas, les plus vilipendés du pays. Article in English
- Rapport de l’ABO
par Bonnie Patrick Une mise à jour et les activités d’intérêt de la Section des juristes de la pratique générale, exerçant seuls ou en petits cabinets de l’Association du Barreau de l’Ontario. Article in English
- Rapport de la Conférence des juristes de la pratique générale, Division du Manitoba
Les faits nouveaux ainsi qu’une liste complète de l’Exécutif de la Conférence des juristes de la pratique générale, Division du Manitoba. Article in English
- Vérifiez votre statut de membre
La base de données des membres de la CJPGSPC a été restructurée, et l’ABC a besoin de votre aide pour confirmer votre statut de membre. Article in English
- Réseau de renvois du CJPGSPC
Les renvois constituent une précieuse source de travail pour de nombreux avocats. Pourquoi ne pas vous joindre aujourd’hui au réseau de renvoi CJPGSPC de l’ABC? Article in English
- Quoi de neuf sur EnPratique
Ce mois-ci EnPratique vous offre plusieurs conseils pratiques pour alléger les pressions et éviter le stress inévitablement lié à l’exercice du droit. Article in English |
Message du présidentpar Norm Sims, c.r. président, Conférence nationale des juristes de la pratique générale, exerçant seuls ou en petits cabinets
Je viens de terminer ma première année à titre de président de la Conférence des juristes de la pratique générale, exerçant seuls ou en petits cabinets (CJPGESPC), et cela a été une année occupée.
Notre premier bulletin électronique a été très bien reçu et j’aimerais remercier les personnes qui y ont contribué et celles qui ont fait parvenir leurs commentaires et leurs idées par courriel. Ils sont très appréciés. Nous nous engageons à poursuivre ce nouveau format et nous vous invitons à nous faire part de votre rétroaction. Nous souhaitons faire du bulletin de la CJPGESPC une publication à ne pas manquer.
Notre Exécutif a travaillé fort pour faire avancer certains dossiers qui, selon nous, intéresseront nos membres. Lors de la Conférence juridique canadienne, qui s’est tenue à Montréal en août, la CJPGESPC a aidé à organiser quatre programmes de FJP, notamment Montrer la voie, Techno 101 – 4e édition, Clients et causes populaires et impopulaires et Recrutement, maintien en poste, reconduction et retrait. J’aimerais remercier les membres de l’Exécutif qui ont travaillé aussi fort pour que ces programmes deviennent un succès.
La CJPGESPC a tenu sa réunion annuelle de planification à Ottawa au début d’octobre et les membres de partout au Canada, dont des représentantes et représentants provinciaux du Manitoba, de l’Ontario et de la Saskatchewan y ont participé en grand nombre. Cela a été rendu possible grâce à l’augmentation de notre budget de cette année, et nous en remercions le bureau national (ainsi que le dernier représentant du Comité des finances à la Conférence, Parker MacCarthy, c.r.). La CJPGESPC établit ses objectifs pour la prochaine année. Mon objectif personnel est de parler à chacun des présidentes et présidents des divisions provinciales des conférences des juristes de pratique générale pour savoir où chacun ou chacune en est rendu et si nous pouvons les aider.
Nous prévoyons tenir notre propre grande rencontre commerciale lors de notre rencontre commerciale annuelle à Winnipeg, en août prochain, et nous sommes en pourparlers pour obtenir la présence d’une ou d’un conférencier invité très divertissant! J’encouragerais tous ceux et toutes celles d’entre vous qui le pouvez à assister à notre rencontre. Elle sera amusante. Veuillez également venir à la Conférence juridique canadienne de Winnipeg. Je sais que ce sera un moment très amusant!
La CJPGESPC poursuivra son travail sur son site Web, et nous tenterons d’établir un service de dialogue en ligne à l’intention de nos membres. Surveillez le site pour connaître les nouveautés. Nous sommes heureux de constater que le site EnPratique fonctionne maintenant, et nous espérons continuer à suggérer des améliorations. Jean Beauchamp, notre technicien expert, s’est engagé à assister à des techshows et à faire rapport de ce qu’il a vu et qui pourra nous être utile afin de mieux exploiter notre cabinet.
J’ai assisté à une réunion nationale des Sections nationales de l’ABC et des présidentes et présidents de conférences à la fin d’octobre à Ottawa. C’était la première fois que les présidents de conférences se réunissaient et qu’ils rencontraient le personne du bureau national et j’ai trouvé les séances instructives. Je dois admettre que j’ai eu de la difficulté avec le changement d’heure cette fin de semaine-là, mais pas autant que la dame qui avait manqué son vol à l’aéroport d’Ottawa! Je remercie Parker MacCarthy, c.r., notre président sortant, d’avoir suggéré cette rencontre, et j’espère que le bureau national poursuivra cette initiative, qui est importante.
Une fois encore, si vous avez des idées de programmes qui seraient selon vous profitables aux membres ou si vous souhaitez vous joindre à l’exécutif en tant que conseiller, conseillère, ou simplement nous aider d’une façon quelconque, veuillez me faire parvenir un courriel à l’adresse nsims@simsco.mb.ca. ou communiquer avec notre personne ressource, Jennifer Lalonde, au bureau national, au 1 800 267 8860, poste 141 ou lui faire parvenir un courriel à l’adresse jennifer@cba.org.
Même si nous exerçons seuls ou dans un petit cabinet, nous avons la force du nombre. Si vous être une ou un juriste de la pratique générale, exerçant seul ou en petits cabinets, veuillez assister à nos conférences.
En terminant, j'aimerais offrir à tous nos membres de la Conférence mes voeux les plus chaleureux pour le temps des Fêtes et ainsi qu'une année 2004 heureuse et prospère.
Norm Sims, c.r., exerce au sein du cabinet Sims & Company, un petit cabinet juridique dans une ruralité de l'Ouest du Manitoba.
Dix conseils pour les amener à votre porte : Attirer les clients et clientes à votre petite entreprisepar Bobbi Lynn Jones
En août 2000, j’ai quitté mon emploi au sein d’un grand cabinet de Vancouver pour me joindre à un autre cabinet plus grand, comptant 700 avocats et avocates, à Palo Alto, en Californie. Je me suis par la suite jointe, en septembre 2002, à un cabinet de cinq avocats de San Francisco. L’une des choses qui m’a le plus frappée lorsque je suis passée d’un grand cabinet à un plus petit a été l’accent accru mis sur le fait d’attirer des clients. Dans les grands cabinets où j’ai travaillé, ce rôle semblait être considéré comme un emploi par la plupart des associés. À l’opposé, dans un petit cabinet, la recherche de clients et de clientes est considérée comme une tâche que les associés, associés, et les collaborateurs, collaboratrices, doivent remplir. Ces derniers sont inclus aux séances de planification portant sur la recherche de clients et sont encouragés à tisser un réseau de relations comme les associés. Il est devenu évident pour moi que le bien être d’un petit cabinet est inextricablement lié à la capacité de chaque avocat de constamment créer de nouvelles relations avec les clients.
Voici certaines stratégies que les associés et les collaborateurs de petits cabinets ou exerçant seuls peuvent adopter pour aider à attirer de nouveaux clients :
- Accomplissez le travail que vous aimez. Si vous mettez l’accent sur un travail que vous aimez, vous serez naturellement plus créatif, vous vous engagerez davantage à l’égard de votre travail et, en bout de ligne, vous ferez un meilleur travail pour vos clients. Les clients graviteront autour d’une avocate ou d’un avocat qui démontre un véritable intérêt pour leur situation. En outre, des clientes et clients satisfaits sont une excellente source de référence pour attirer de nouveaux clients.
- Exercez une influence auprès de vos clientes et clients actuels. Amenez vos clients manger à l’extérieur et demandez-leur de donner votre nom à leurs amis, amies, et à leurs associés. Le dur labeur que vous accomplissez pour vos clientes et clients sera amplement récompensé lorsqu’ils mentionneront votre nom de façon élogieuse à leurs propres réseaux de relations.
- Faites connaissance avec d’autres avocates et avocats. Devenez membre de votre association d’avocates, d’avocats et de ses comités. Faites des recherches au sujet des programmes communautaires bénévoles qui pourraient avoir besoin de votre aide. Fréquentez les activités organisées pour les anciens et anciennes. Reprenez contact avec vos anciens copains de l’école de droit ou de l’école du Barreau en allant dîner. Ce sont toutes des stratégies permettant de créer des relations avec d’autres avocats qui peuvent représenter la meilleure source de référence. Souvenez vous, une ou un collègue a beaucoup plus de chances de se rappeler votre nom si vous avez récemment dîner ou avez eu une conversation téléphonique avec lui.
- Gardez contact avec vos anciens collègues. Ne perdez pas contact avec les avocats avec qui vous avez déjà travaillé. Si vous passez d’un grand cabinet à un plus petit, vous découvrirez que votre petit cabinet peut s’occuper efficacement de certaines questions qui ne conviennent pas à un grand cabinet, ce qui fera de vous une excellente source de référence de votre ancien cabinet. Avec le temps, vous découvrirez que certains de vos anciens collègues quitteront votre ancien cabinet, ce qui étendra davantage votre réseau de contacts.
- Aidez les autres à obtenir du travail. Si vous confiez un travail que vous ne pouvez faire à une autre personne, comme un travail dans un autre domaine d’expertise que le vôtre ou qui se déroulera dans une autre province ou région, l’avocat ou l’avocate qui le recevra se rappellera de vous la prochaine fois qu’il aura un travail se situant hors de son champ de spécialité ou de sa région à confier.
- Soyez actif au sein de la collectivité. Songez aux types d’activités qui vous intéressent. La participation à des groupes formés autour de ces activités élargira votre réseau social, et toute relation personnelle que vous créez pourrait vous attirer du travail.
- Conservez des contacts avec d’autres collectivités. Assistez à des rencontres et à des colloques de l’association nationale d’avocats tenus dans d’autres villes. Vous rencontrerez des avocates et avocats avec qui vous créerez des relations et qui pourront vous confier du travail plus tard. Les courriels sont des outils peu coûteux qui permettent de gagner du temps et qui peuvent vous aider à garder contact avec vos collègues au loin.
- Accomplissez du travail bénévole dans votre domaine. Augmentez votre présence dans votre domaine de spécialité en effectuant du travail bénévole. Tout travail accompli dans votre domaine vous assurera une certaine visibilité et vous permettra de démontrer vos compétences. Cela vous permettra également d’être vu par des clients qui souhaiteront vous «payer» pour votre travail à titre de bénévole en vous recommandant pour un travail rémunéré à l’avenir.
- Offrez des conseils gratuits. Offrez de rédiger des articles ou une chronique régulière pour des publications juridiques ou générales portant sur des sujets relevant de votre spécialité. Agissez comme présentateur ou présentatrice lors de colloques destinés à d’autres avocats et au grand public. Organisez votre propre colloque pour des clients potentiels sur un sujet que vous connaissez bien. Chacune de ces approches constitue le moyen le plus sûr de voir votre nom cité comme spécialiste de votre domaine.
- Ne vous découragez pas. Vous pouvez consacrer beaucoup de temps à ces activités sans voir de résultats immédiats pour ce qui est des nouveaux clients. Cependant, plus vous passez de temps à la création d’un réseau et à la recherche de clients, meilleures seront vos chances d’obtenir un résultat. Ne vous laissez pas aller au découragement. Vous devez toujours vous rappeler que le prochain appel téléphonique que vous ferez, que le prochain article que vous publierez ou que la prochaine rencontre à laquelle vous assisterez peut créer le contact dont vous avez besoin pour attirer ce nouveau client. De nouveaux avocats peuvent trouver encore plus difficile de trouver des clients parce qu’ils ne font que commencer leur réseau. Rappelez vous qu’il n’est jamais trop tôt pour commencer à créer le fondement de votre réseau personnel de relations.
Bobbi Lynn Jones exerce actuellement le droit pour Dodd Futterman & Dupree, s.r.l., un petit cabinet de San Francisco, en Californie. Elle est spécialisée dans les domaines du droit commercial et des permis d’utilisation. Bobbi a exercé le droit à Fasken Martineau à Vancouver avant de déménager en Californie en août 2000. |
Mettre en garde contre les dangers de représenter des membres de la famille ou des amispar Dan Pinnington Directeur, practicePRO, Lawyers’ Professional Indemnity Co.
À un moment ou à un autre, tous les avocats en exercice ont été abordés par un ami, une amie ou un membre de la famille qui souhaitait obtenir un conseil juridique. Bien entendu, la tendance naturelle est d’aider. Pour diverses raisons, le fait de représenter des amis ou des membres de la famille est risqué, et vous devriez y penser à deux fois avant de le faire.
En raison des liens étroits, dans de nombreux cas où des avocats et avocates représentaient des membres de la famille ou des amis, l’aide offerte est informelle ou l’est à un niveau qui est moins officiel que pour une cliente ou un client régulier. Ce caractère non officiel peut nous amener à prendre des raccourcis ou à oublier d’obtenir des consentements ou des instructions écrites. Les malentendus quant à la portée et à la nature des services à fournir sont probablement dus au traitement informel de l’affaire. Enfin, les procédures normales ne sont souvent pas suivis, notamment la vérification des conflits, l’ouverture d’un dossier, la signature d’un mandat de représentation en justice, l’envoi de correspondance, etc. Toutes ces procédures normales existent pour une bonne raison et elles devraient être suivies pour chaque cause que vous traitez, peu importe votre relation avec un client.
Pour plusieurs raisons, les membres de la famille et les amis peuvent être les clients les plus difficiles et les moins commodes :
- Ils peuvent être très exigeants : ils peuvent (et le feront) vous poser des questions 24 heures par jour.
- Il est plus difficile de leur fournir un avis honnête, objectif, impartial et professionnel : peu importe si vous travaillez fort, votre relation personnelle embrouillera votre jugement ainsi que leur capacité à écouter votre avis.
- Ils peuvent être déraisonnables : l’incapacité d’écouter correctement et d’accepter votre avis crée des attentes déraisonnables.
- Les membres de la famille et les honoraires ne vont pas ensemble : la discussion portant sur les honoraires est plus difficile avec des membres de la famille et vous vous retrouverez souvent à faire du travail bénévole ou à un tarif très réduit.
- Il pourrait y avoir des conséquences graves pour la relation si l’affaire ne se déroule pas comme on l’avait prévu : cela peut comprendre, et comprend souvent, une action en négligence professionnelle, malgré la relation familiale ou personnelle. Il peut également y avoir de l’amertume qui peut toucher non seulement votre relation avec cette personne, mais également avec d’autres membres de la famille.
- De même, les changements dans les relations ou la situation familiales, notamment une séparation ou un divorce, peuvent également influer sur leur vision de votre avis juridique ou de vos services fournis plus tôt.
Soyez conscient qu’il est également dangereux de s’aventurer dans des domaines inconnus. Dans nos dossiers de demande, nous voyons souvent des avocats connaître des difficultés lorsqu’ils tentent de s’occuper d’une affaire dépassant leur domaine normale de pratique. Cela se produit souvent lorsque les avocats tentent d’aider un membre de la famille ou un ami. Dans tous les cas, nous devrions éviter d’accepter une affaire qui se situe en dehors de notre domaine d’expertise, et cela est particulièrement vrai dans le cas d’affaires concernant la famille ou les amis. N’agissez pas en amateur!
Vous devriez également garder à l’esprit l’exclusion connexe relative à l’entité ou à l’entreprise en vertu de votre police LAWPRO. Elle peut avoir pour effet de limiter la couverture dans les cas où vous même, votre conjoint, conjointe ou des personnes liées à votre cabinet possédez un intérêt dans la demande. Veuillez consulter votre police pour plus de détails.
Que faire lorsqu’un membre de la famille ou un ami vous demande votre aide pour une question juridique? Expliquez lui poliment et fermement qu’il serait mieux de demander à une autre personne du cabinet ou même à un avocat externe de s’occuper de l’affaire. Expliquez lui qu’il peut ainsi mieux s’assurer que l’avocat le représentant possède la bonne expertise et qu’il peut leur fournir un avis impartial et objectif. De plus, de cette façon, toute erreur possible n’aura pas d’incidence sur les relations personnelles, les choses auront plus de chances d’être documentées, les membres de la famille auront probablement des attentes plus réalistes et l’avocat retenu pourra plus facilement donner au client un avis qu’il préférerait ne pas entendre (p. ex., « vous n’avez pas de cause »).
Un Outlook améliorépar Dan Pinnington Directeur, practicePRO, Lawyers’ Professional Indemnity Co.
L’un des meilleurs outils à la disposition des avocates et avocats pour la gestion de leur cabinet, et pour la prévention des réclamations, est le logiciel de gestion de la clientèle. Alors que les très bons produits sont légion sur le marché, il existe une ressource très peu utilisée que vous pourriez déjà posséder : Microsoft Outlook.
- Touches directes
Pratiquement tous les logiciels ont des touches directes sur le clavier et Outlook n’y fait pas exception. Essayez ces combinaisons qui vous économiseront un temps fou pour effectuer des tâches dans Outlook.
- Ctrl+Shift+M — créer un nouveau message
- Ctrl+Shift+I — aller directement à la corbeille arrivée
- Ctrl+Shift+B — aller directement au carnet d’adresses
- Ctrl+Shift+K — créer une nouvelle tâche
- Ctrl+Shift+N — créer une nouvelle note
- Ctrl+Enter — envoyer un message
Si vous connaissez la syntaxe pour décrire une touche directe, rappelez-vous qu’un signe plus (+) entre deux touches signifie que vous poussez les touches indiquées presque simultanément, en allant de droite à gauche.
- Langage courant
Vous serez peut-être surpris d’apprendre que Outlook peut comprendre les entrées en langage courant dans les zones de date et insèrera la prochaine occurrence de la date décrite. Ainsi, entrer « demain » insèrera la date de demain, « 4 nov » insèrera la prochaine occurrence de cette date; « une semaine » insèrera la date du jour correspondant de la semaine prochaine, et « 2 jours » insèrera la date de deux jours à partir de la journée en cours.
- Glissé-posé
Vous pouvez glisser-poser des articles d’un genre pour en créer un autre. Ainsi, glisser un courrier électronique vers l’icône Calendrier de la barre de tâches ouvrira un nouveau rendez-vous. Glisser un courrier électronique vers l’icône Contacts créera un nouveau contact. Les renseignements contenus dans l’article d’origine seront automatiquement transférés dans le nouveau. Pas de problème.
- Cliquer à droite : les avantages
Outlook comporte de nombreuses options ou caractéristiques disponibles tout simplement en cliquant le bouton de droite de votre souris, y compris les paramètres de formatage et de configuration. Ces options et caractéristiques sont sensibles au contexte, cela signifie que vous aurez une liste de choix pertinents à votre article ou au texte sur lequel vous cliquez à droite. Ainsi, si vous cliquez à droite sur un courrier électronique dans votre corbeille d’entrée vous avez les options Ouvrir, Répondre, Répondre à tout, Retransmission, etc. Si vous cliquez à droite sur un emplacement vierge de votre calendrier, cela vous donnera les options pour créer de nouveaux rendez-vous et pour configurer le calendrier. Essayez de le faire avec d’autres caractéristiques!
- Classez comme vous voulez
Vous pouvez classer les articles se trouvant dans votre fenêtre Outlook pour retrouver plus rapidement les renseignements dont vous avez besoin. Dans toutes les fenêtres, vous pouvez classer les articles énumérés dans une colonne en cliquant sur les barres titres des colonnes. Cliquez une seconde fois et vous obtenez la liste inversée. D’ailleurs, cette caractéristique fonctionne de la même façon pour les renseignements présentés sous forme de colonne dans toutes les applications Microsoft Office.
- Récurrences
Si certains éléments de votre travail sont répétitifs, une réunion, un rendez-vous, une tâche particulière, vous pouvez les planifier dans Outlook en cliquant une fois. Lorsque vous créez la première occurrence de l’article dans votre Calendrier, cliquez sur le bouton récurrence et accédez à la boite de dialogue pour fixer l’heure des événements répétitifs. Vous pouvez même modifier les différentes occurrences des articles répétitifs selon vos besoins.
- Personnalisez-le!
Faites en sorte que Outlook se présente et travaille pour vous selon votre gré. Choisissez le bouton Outils sur la barre de menus, puis Options. Cela ouvre la boite de dialogue Options qui contient des dizaines de configurations différentes. Regardez-les pour voir si vous pouvez ajuster les paramètres de Outlook pour le faire mieux correspondre à votre propre fonctionnalité.
- Interfaces PDA
Utilisez le pouvoir de Outlook avec un assistant numérique (PDA). Avec une simple synchronisation, tous vos principaux renseignements peuvent être téléchargés à partir de Outlook dans votre PDA, vous permettant de toujours avoir avec vous tous vos courriers électroniques et tous les renseignements concernant les personnes-ressources. Alors que vous pouvez accomplir plus de tâches avec un PDA sans fil très sophistiqué (et le payer plus cher), un modèle de base de 150 $ sera suffisant pour consigner votre emploi du temps et gérer vos personnes-ressources.
- Formez-vous
Outlook est un programme complexe et l’interface n’est parfois pas très intuitive. Pour profiter pleinement des possibilités que vous offre Outlook, vous devez passer un certain temps à former les gens qui l’utiliseront. Pour ceux qui aiment apprendre à leur propre rythme, Keystone Learning Systems (www.keystonelearning.com) offre d’excellentes vidéos et CD sur la plupart des logiciels, y compris Outlook. Un ensemble de cassettes pour les niveaux débutant, intermédiaire et avancé pour Outlook 2000 vous coûtera environ 300 $.
- Ne vous en remettez pas seulement à Outlook
Aussi utile qu’il puisse être, Outlook n’est pas le produit ultime de gestion des cas. C’est un gestionnaire d’information de niveau général relativement bon mais il n’a pas été conçu précisément pour être utilisé par les cabinets d’avocats ou comme outil de gestion des cas. Cependant, plusieurs excellents programmes ont été conçus pour aider les avocats et avocates à gérer les affaires juridiques et leur cabinet. Parmi les plus utilisés on trouve Amicus Attorney, Timematters et ProLaw, alors que PCLaw possède maintenant des fonctions simples permettant de consigner les emplois du temps et de gérer les personnes-ressources.
Par Dan Pinnington, Directeur, practicePRO, Lawyers’ Professional Indemnity Co. (LAWPRO), www.practicepro.ca. |
Questions auxquelles les jeunes avocats qui exercent dans de petits cabinets doivent faire facepar Joe McCallum Membre exécutif de la Section des juristes de la pratique générale, exerçant seuls ou en petits cabinets de l'ABO
J’ai choisi de concentrer cet article sur certaines des questions auxquelles font face les jeunes avocats et avocates qui exercent dans de petits cabinets. Ces préoccupations recouvrent des questions comme le peu d’outils de ressource, le personnel administratif peu nombreux, le manque de formation à l’interne et des exigences accrues d’autonomie.
J’ai commencé mon stage dans un petit cabinet d’Ottawa spécialisé dans le droit du travail et de l’emploi. Juste après avoir effectué la moitié de mon stage, j’ai été informé que le cabinet fermait. Je me suis maintenant réinstallé dans ma ville natale : St. Catharines où je travaille suis dans le cabinet Williams, Little & Almas LLP qui regroupe six avocats et couvre un vaste éventail de domaines juridiques.
Alors que je me suis habitué à l’environnement constitué par un petit cabinet, je n’ignore pas les avantages des cabinets de plus grande taille. Pourtant, quel est le prix qu’un jeune avocat est prêt à payer pour profiter des luxes offerts par les grands cabinets?
Si je me penche d’abord sur la question du nombre restreint d’outils de recherche, on ne peut s’empêcher de constater un paradoxe. Les cabinets de plus grande taille font faire une grande partie de leurs recherches par les stagiaires et par les avocats débutants qui y passent une grande partie de leur temps. Sans vouloir minimiser l’importance et la nécessité d’une recherche bien conduite, le jeune avocat qui exerce dans un petit cabinet passe le plus clair de son temps à traiter avec les clients et à l’exercice du droit. Loin de moi l’idée de suggérer que la recherche n’est pas une aptitude qu’il est important de maîtriser parfaitement, mais je pense que les exigences de temps et de gestion de dossiers empêchent souvent les jeunes avocats des petits cabinets de produire les efforts illimités de leurs collègues de la rue Bay.
Quelle que soit l’affaire, il est important que tous les avocats profitent des installations de recherches de tiers. Un collègue m’a jadis dit que, parfois, pour optimiser au maximum les ressources financières des clients et le temps limité de son avocat, il faut déléguer les responsabilités à ceux qui peuvent s’en acquitter de la façon la plus efficace et la mieux adaptée.
L’échange d’idées entre collègues fait partie des mécanismes de soutien moins officiels. Par opposition à un programme de mentorat officiel, un réseau d’amis et de collègues se fonde souvent sur des messages électroniques ou vocaux brefs et parfois urgents. Je pense qu’en tant que praticiens et praticiennes uniques et avocats, avocates de petits cabinets, nous devons savoir que cette ressource existe et en profiter autant que possible. Je crois que notre appartenance à cette Section prouve sans aucun doute que nous apprécions tout ce que peuvent nous offrir nos collègues.
Le meilleur conseil que je puisse donner est de tenter d’être organisé. C’est une suggestion très simple mais au fur et à mesure que ma clientèle croît, je constate qu’il devient de plus en plus difficile de m’y tenir. Je reconnais qu’une grande partie des situations de crise où je pense qu’il me faut plus d’aide découlent de mon incapacité à informer mon assistant assez longtemps à l’avance des dates limites ou à lui fournir des instructions assez complètes. Avoir un assistant très compétent est, à mon avis un élément clé de la productivité renouvelée. En veillant à ce que les dossiers soient bien organisés et à ce que les étapes importantes soient reconnues longtemps avant la date limite, les crises semblent s’estomper graduellement.
Un autre avantage dont ne dispose pas l’avocate ou l’avocat du petit cabinet, je le reconnais, est la formation sur place. Ce n’est pas pour suggérer que les avocats chevronnés de nos cabinets ne sont pas capables de transmettre leurs connaissances à notre génération ou ne souhaitent pas le faire. Au contraire, le fait est que les petits cabinets possèdent une vaste connaissance et compétence mais les possibilités de tels échanges sont limitées.
Il y a deux solutions à ce problème. La plus simple est d’inviter et d’encourager un processus d’échange d’idées entre les jeunes avocats et ceux qui sont plus chevronnés. J’ai le luxe de travailler dans un cabinet qui encourage les jeunes avocats à interrompre leurs collègues et à ne pas hésiter à leur demander des directives ou des conseils. Naturellement, tous les praticiens ne possèdent pas nécessairement cette approche. Cependant, les séminaires de formation professionnelle continue en droit qui sont tout aussi importants offrent la possibilité d’entendre le point de vue des experts et expertes en la matière tout en rencontrant des avocats dont les intérêts sont communs.
À la lumière des discussions avec certains de mes homologues qui exercent dans de petits cabinets, je pense que l’on s’attend vivement à ce que nous devenions autonomes au sens professionnel beaucoup plus rapidement que nos collègues qui exercent dans de grands cabinets. D’ailleurs, lorsque je suis arrivé à Heelis Williams, je me suis très rapidement rendu compte que mes collègues ne plaisantaient pas lorsqu’ils disaient que j’allais apprendre le métier très rapidement. Comme tous les jeunes avocats, j’ai trouvé mon premier procès devant la Cour supérieure aussi épuisant qu’exaltant. Pressé de faire part de mes expériences à une amie et mentor du cabinet de la rue Bay, cela m’a rappelé à quel rythme on s’attend à ce qu’un avocat exerçant dans un petit cabinet apprenne. Après lui avoir relaté mon expérience, mon amie m’a indiqué qu’elle espérait « diriger » son propre procès après cinq ou six ans en tant qu’avocate.
Après avoir raccroché le téléphone, une autre différence entre les cabinets de taille opposée m’est apparue. Alors que le stress nous rattrape et nous envahit de temps en temps, je pense qu’en tant qu’avocats exerçant dans un petit cabinet, nous pouvons, avec raison, être fiers du fait que nous acceptons la responsabilité d’un dossier et que nous sommes plus qu’un des innombrables rouages d’une immense machine. Je ne dis pas que la vie dans un grand cabinet n’a pas ses bons côtés, mais, à mon humble avis, je préfère travailler dans un milieu où je peux être moi-même, travailler d’arrache-pied et où je pense que je participe réellement au succès tant de mes clients et clientes que du cabinet.
Cet article est paru pour la première fois dans l’édition de septembre 2003 du bulletin de la Section des juristes de la pratique générale, exerçant seuls ou en petits cabinets de l’ABO et a été réimprimé avec la permission de son auteur et de l’éditeur.
Au service du Barreau : montrer la voie Presenté par Janet DeanRésumé de Lucille R. Birkett, c.r.
Dans le cadre de la Conférence juridique canadienne qui s’est tenue à Montréal en août dernier, la Conférence des juristes de la pratique générale, exerçant seuls ou en petits cabinets et la Section nationale de la gestion de la pratique du droit et technologie ont coparrainé « Au service du Barreau : montrer la voie », un programme de Formation juridique permanente mettant l’accent sur différents types de leaders et de compétences de leadership.
La conférencière était Janet Dean, directrice exécutive et conseillère en chef de Practice Development Group, des spécialistes de la commercialisation juridique et de la recherche de clients et de clientes pour les cabinets d’avocats et d’avocates. En tant que conseillère établie dynamique et visionnaire, Janet a démontré la capacité essentielle à stimuler la réflexion innovatrice et l’exécution des quatre domaines essentiels de l’amélioration du rendement : la stratégie, l’innovation, la conception des systèmes et le leadership, ce dernier élément étant le point central de la présentation. Janet Dean a remis un document qu’on peut trouver sur le CD ROM de la FJP de la conférence « recueils de documents » et on peut communiquer avec elle au Practice Development Group, www.gopdg.com.
Mme Dean a expliqué la différence entre la gestion et le leadership. La gestion porte sur la complexité. Les gestionnaires supervisent et utilisent des mécanismes de contrôle afin de maintenir la prévisibilité et d’assurer la coordination, le suivi et la responsabilité. Ils savent comment faire accomplir les tâches. Le leadership porte sur le changement et la croissance. Le leadership est l’énergie cachée derrière chaque accomplissement. Les leaders réfléchissent, créent et inspirent les autres à agir pour réaliser leurs rêves, leurs missions, leur intention stratégique et leurs objectifs. La profession juridique a un besoin évident de gestion et de leadership.
Janet fait observer que, tout comme nous nous efforçons de déterminer un modèle de « meilleures pratiques », nous nous efforçons également de déterminer les caractéristiques essentielles d’un véritable leadership commun et efficace. Les leaders des barreaux doivent bien travailler en équipe dirigeante et pouvoir influencer les autres et être influencé par les autres. Ce leadership est fondé sur la collaboration et l’inspiration. Lorsque les circonstances l’exigent, les leaders utilisent leur pouvoir pour orienter les réflexions et les actions des personnes dirigées, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la profession. Une profession juridique a besoin de leaders qui créent, protègent et maintiennent des routines et qui prennent des risque, remettent en question le statu quo et stimulent la croissance et le changement.
Mme Dean nous assure qu’en comprenant les compétences essentielles que possèdent les leaders efficaces, nous pouvons mieux orienter nos efforts et faire des choix. Les compétences de leadership englobent les caractéristiques personnelles innées, les connaissances acquises, les compétences et les habiletés. Qu’un leader soit né avec ces habiletés ou qu’il les ait acquises, il peut les perfectionner ou les peaufiner par l’étude, la réflexion, l’observation des autres, la pratique et l’expérience. Les cabinets et les équipes s’attendent à ce que les leaders répondent aux questions et fournissent une orientation :
- Orientation – Où allons nous? À quoi cela ressemblera t il lorsque nous y serons rendus?
- Protection – Qu’est ce qui nous menace? Comment pouvons nous réagir pour être en sécurité?
- Ordre – Qui devrait accomplir quoi? Comment gérerons nous nos conflits? Comment devrions nous accomplir les tâches que nous devons faire?
Le leader doit d’abord faire disparaître la crainte, susciter la confiance et discerner les véritables besoins, intérêts, aspirations, passions et valeurs des gens qui dirigent. Les avocates et avocats doivent faire preuve de leadership au delà des limites du travail. Le changement et la complexité exigent un leadership efficace à tous les niveaux. Des leaders efficaces prévoient les besoins et les conditions futurs.
En conclusion, Janet Dean indique que les leaders des cabinets d’avocats d’aujourd’hui doivent analyser honnêtement leur culture organisationnelle ou du cabinet et ajouter à leurs compétences en leadership les habiletés le mieux adaptées à leur situation. Les efforts de perfectionnement du leadership doivent porter sur le perfectionnement des capacités nécessaires pour diriger la profession juridique et des cabinets d’avocats d’aujourd’hui dans l’univers multinational, multiculturel, plurilingue et multimédia qui définit les relations avec les collègues, les subalternes, les fournisseurs, les clients, les clientes, les concurrents et les entreprises affiliées.
J’ai apprécié la présentation de Janet et, en tant que juriste exerçant seule, cela m’a motivée à améliorer mes compétences en leadership séparément de la rigueur de la gestion d’un cabinet.
Si vous avez des questions, des références ou pour plus d’information, veuillez communiquer avec Janet Dean, par téléphone au (604) 521 5473 ou par courriel au dean@gopdg.com. |
Clients, clientes et affaires populaires et impopulaires
En collaboration avec la Conférence des juristes du secteur public, le CJPGESPC a aidé à coparrainer une discussion de groupe le 19 août lors de la Conférence juridique canadienne de Montréal. Norm Sims, c.r. et Mark Berlin, coanimaient la discussion de groupe à laquelle participaient John Rosen, Simon Potter, Mark Brayford et Robert Shantz. Chacun des membres du groupe a décrit son expérience de travail avec une ou un client connu qu’il avait représenté et a décrit la façon dont il a composé avec l’attention des médias ainsi que les répercussions que l’affaire avait eu sur leur cabinet et sur leur vie personnelle.
Dans son exposé intitulé « Défendre l’indéfendable : surmonter sa crainte », John Rosen a parlé des défis auxquels il a dû faire face lorsqu’il représentait l’homme accusé de meurtre Paul Bernardo et de la façon dont il a réussi à se concentrer sur la tâche de représentation d’un client vilipendé. Alors qu’il a conclu en disant que ce genre d’affaire ne devrait jamais être accepté à la légère et sans mûre réflexion, il a encouragé les avocats et avocates à approcher de telles affaires de façon objective et professionnelle, avec l’intention de servir et de protéger les meilleurs intérêts du client d’une façon qui corresponde aux meilleures traditions du Barreau.
De même, l’avocat Robert Shantz, de la Colombie-Britannique, a fait part de ses expériences alors qu’il représentait Clifford Olsen, l’un des tueurs en série les plus connus qui a avoué avoir tué plus de dix enfants, et des marchés qui ont suivi entre M. Olsen et ses avocats pour qu’il révèle, contre de l’argent, le lieu où il avait caché les corps.
Me Shantz a relaté le changement inattendu de la réponse à l’accusation et les problèmes subséquents créés par le paiement en échange de corps, y compris les poursuites civiles intentées contre lui par les parents des enfants tués et les mesures disciplinaires prises par le Barreau. Tout au long de cet enfer, il était reconnaissant de pouvoir se confier à d’autres avocats, compter sur sa famille pour lui apporter le soutien nécessaire et sur ses amis qui ne l’ont jamais laissé tomber.
Par opposition aux situations de Me Rosen et de Me Shantz, Mark Brayford s’est rappelé le soutien qu’il a reçu de la part du grand public pendant la période où il représentait Robert Latimer, l’homme de la Saskatchewan accusé d’avoir tué sa fille handicapée pour mettre un terme à ses souffrances. La tâche d’annoncer au fils de son client, qui était très jeune au moment de la sentence, que son père ne rentrerait pas à la maison avant dix ans a été la plus difficile.
Le dernier membre du groupe, le président de l’ABC, Simon Potter, a relaté ses expériences alors qu’il représentait l’industrie du tabac. Les fluctuations de l’opinion publique envers les affaires litigieuses et la façon dont les affaires populaires d’aujourd’hui peuvent devenir les affaires oubliées de demain constitue le pivot de ses remarques. Me Potter nous a rappelé qu’il nous incombe, en notre qualité de membres du Barreau, de représenter les intérêts des opprimés de la société, de défendre nos collègues lorsqu’ils sont attaqués dans l’exercice de leur profession.
Je remercie Mark Berlin du ministère fédéral de la Justice de l’aide qu’il a apportée à l’organisation de cette séance très instructive que tous ont très appréciée.
Rapport de l’ABOpar Bonnie Patrick, Présidente de la Section des juristes de la pratique générale, exerçant seuls ou en petits cabinets de l’ABO
La Section des juristes de la pratique générale, exerçant seuls ou en petits cabinets de l’Ontario se remet lentement en scène après un court arrêt. En tant que section, nous nous efforçons de devenir un élément viable de l’ABO. La section tient des réunions téléphoniques toutes les quatre ou cinq semaines.
Lors de la dernière édition de notre bulletin, nous avons distribué un sondage portant sur une meilleure compréhension des besoins des membres et la façon dont la section pourrait réaliser ces objectifs.
Notre section est bien représentée en Ontario et l’exécutif est composé des personnes suivantes :
- Présidente : Bonnie Patrick (Windsor)
- Vice-présidente : Elisabeth Sachs (Toronto)
- Secrétaire : Dawn Melville (Windsor)
- Personne ressources FJP : Sharon Murphy (Windsor)
- Personne ressources Technologie : David Giuffrida (Toronto)
- Dan Pinnington, LawPro
- Joe McCallum (St. Catherines)
- Larry Eustace (Fort Frances)
- Dan Murphy (Goderich)
- Ben Hanuka (Toronto)
Chaque année, l’ABO est heureuse d’accueillir l’Annual Institute à Toronto et, cette année, notre section aura la chance d’organiser conjointement avec la Section de la gestion de la pratique du droit et de la technologie un déjeuner le jeudi 29 janvier. Le sujet de discussion sera « Getting Retainers and Collecting Accounts - Show Me the Money (In My Bank Account)! » (Obtenir des provision et percevoir des comptes – montrez moi l’argent (dans mon compte bancaire)!), nous sommes très heureux de cette possibilité et espérons qu’on y assistera en grand nombre et qu’elle sera très appréciée.
Nous espérons publier notre deuxième bulletin électronique bientôt et sommes actuellement à la recherche d’articles.
Pour le moment, je peux vous assurer que l’exécutif travaille fort. Notre objectif à long terme est de redonner à la section le statut qu’elle a déjà possédé au sein de l’ABO. |
Rapport de la Conférence des juristes de la pratique générale, Division du Manitoba
L’Exécutif de la Conférence des juristes de la pratique générale, Division du Manitoba, est le suivant :
Gary Gilmour, coprésident GARY GILMOUR LAW OFFICE – Winkler, Manitoba Tél. : (204) 325 8850 Téléc. : (204) 325 8830 gilmourlaw@mts.net
Victoria Lehman, coprésidente VICTORIA LEHMAN LAW OFFICE – Winnipeg, Manitoba Tél. : (204) 453-6416 Téléc. : (204) 477-1379
Lore Mirwaldt, c.r., vice-président MIRWALDT & GRAY – The Pas, Manitoba Tél. : (204) 623-7845 Téléc. : (204) 623-5353 mirwgray@mts.net
Edward Rice, secrétaire-trésorier AVOCAT – Winnipeg, Manitoba Tél. : (204) 944-1905 Téléc. : (204) 947-5895 ricelaw@mts.net
Conjointement avec la Société du Barreau du Manitoba, la Conférence des juristes de la pratique générale, Division du Manitoba, organise une présentation de Formation juridique permanente à l’hiver 2003 2004 portant sur les enregistrements électroniques et les recherches. Cette présentation s’adresse aux juristes qui souhaitent s’assurer qu’ils utilisent le plus efficacement possible les services en ligne du gouvernement.
Vérifiez votre statut de membre
La Conférence nationale des juristes de pratique générale, exerçant seuls ou en petits cabinets a besoin de votre aide. Nous avons procédé à une mise à jour complète de notre base de données nationale et nous vous demandons de communiquer avec le bureau national de l’ABC ou le bureau de votre division pour confirmer votre statut de membre.
Comment puis je joindre la Conférence nationale des juristes de pratique générale, exerçant seuls ou en petits cabinets?
En vous inscrivant à titre de membre actif d’une section ou de la Conférence nationale des juristes de pratique générale, exerçant seuls ou en petits cabinets au niveau provincial ou territorial, vous pouvez adhérer à la Conférence nationale. Il est possible d’adhérer à la Conférence nationale sans être membre d’une division en cochant la case appropriée « Conférence nationale des juristes de pratique générale, exerçant seuls ou en petits cabinets » sur le formulaire d’adhésion aux sections fourni par votre division. L’adhésion vous donne le droit de participer aux activités, d’assister aux réunions et de recevoir les bulletins, les circulaires de FJP nationaux ou d’autres documents distribués par la Conférence nationale. |
Réseau de renvois du CJPGESPC
Un de vos clients a une affaire complexe exigeant l’intervention d’un spécialiste? Êtes vous un spécialiste qui cherche plus de travail? Pourquoi ne pas vous joindre au réseau de renvois de la Conférence des juristes de la pratique générale, exerçant seuls ou en petits cabinets?
Service réservé aux membres de l’ABC, le réseau facilite les renvois en assumant les tâches difficiles et les recherches, vous mettant en contact avec des collègues canadiens qui pourraient aider considérablement vos clients ou qui pourraient s’avérer de précieuses sources de travail.
Il est facile d’accéder au réseau. Consultez tout simplement la page Web de la Conférence des juristes de la pratique générale, exerçant seuls ou en petits cabinets à l’adresse suivante : www.cba.org/ABC/new_conferencesf/General_Practice_fr/default.aspx et entrez dans le réseau de renvois grâce à la barre de menus sur votre gauche. Là, il vous sera demandé de créer votre profil en direct qui sera ajouté à la base de données nationale. Les avocates et avocats canadiens peuvent effectuer des recherches dans cette base de données par principales villes pour trouver le genre d’avocat dont ils ont besoin pour les aider à répondre aux besoins de leur client ou cliente.
Créez votre profil maintenant et voyez les renvois arriver!
Quoi de neuf sur EnPratique : survivre les crises et allégez le stress
Ce mois-ci EnPratique vous offre plusieurs conseils pratiques pour alléger les pressions et éviter le stress inévitablement lié à l’exercice du droit. Avec un éventail allant des conseils sur la gestion et les finances du cabinet aux stratégies favorisant les bonnes relations personnelles, cet article vous aidera dans votre cheminement vers une pratique du droit moins stressante et plus gratifiante.
Nous vous invitons aussi de consulter: « Survivre au chaos en période de crise : se relever de la catastrophe pour les petits et moyens cabinets juridiques ».
Pour une lecture rapide, vérifiez « Quand votre avoir s’épelle ‘savoir’ » - un regard inédit sur les méthodes visant à établir une culture d’entreprise et conserver les meilleurs éléments de votre entreprise.
Pour visionner tout cela et en savoir plus, visitez http://www.cba.org/enpratique. |
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